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vendredi 18 mars 2016

Réflexions du jour sur l'impression 3d et ce qu'elle peut engendrer

Depuis quelque temps, je fais des recherches sur les imprimantes 3d et leurs potentiels.
Oreilles, organes, implants biologiques, etc. Un jour, nous serons capables de façonner ou réparer notre corps selon nos besoins, nos carences,...(cf lien)  
Parce que si nous pouvons créer des tissus biologiques aujourd'hui, nous pourrons peut-être très prochainement créer de la nourriture végétale ou animale aussi. Et qui sait quoi d'autres ?

J'imagine déjà les bons côtés de telles inventions et les dérives qu'elles entraineront si la société et la mentalité humaine n'évoluent pas d'ici là, de façon à ce que tout le monde ait accès à de cette technologie et à ses bienfaits, qu'importe sa condition sociale ou l'état de son compte en banque.
Et tout cela sans avoir à subir d'opprobres, de dominations mercantiles ou oligarchiques et en usant rationnellement de toute cette puissance créative. Je pense que cette révolution technologique attisera des tensions sociales ou mondiales - ou que son développement sera bloqué, manipulé par des hommes de pouvoirs (finances) aliénés - ou/et des personnes éclairées ;), pendant encore quelques décennies. La bêtise humaine étant ce qu'elle est...

Enfin, d'autres enjeux ou questions déontologiques se poseront lorsque le moment sera venu - autant y réfléchir dés maintenant pour prévenir des éléments néfastes. Cette nouvelle technologie apportera en effet autant de solutions à nos problèmes de civilisation actuels, que de nouvelles complications diverses et variées.
............................. (là on s'éloigne du sujet) ...............................

Et malheureusement, nous n'avons probablement pas une classe dirigeante très performante dans le domaine du "bon sens". Elle est bien trop soumise aux lobbies financiers pour envisager de réfléchir à l'avenir de manière "réaliste". Le pouvoir sonne avant tout comme une responsabilité vis à vis des autres, pas comme une domination pure et simple sans contreparties. Ce n'est pas en attisant la haine, la peur et en orientant l'information,en poussant à l'achat compulsif, en promettant monts et merveilles par de grands discours faussement philanthropes, que nous évoluerons sainement.

Enfin, ne leur jetons pas la pierre : nous élisons des hommes, pas des dieux. Et lorsque ces hommes sont nés avec une cuillère en or dans la bouche et parfois avec des capacités d'apprentissage très élevés, que tout leur a été donné, qu'ils n'ont que trop rarement affronté la précarité, la pauvreté, le travail et d'autres soucis des "petits" gens, comment voulez-vous qu'ils prennent des décisions pour nous ? Alors qu'ils ne savent pas ce que nous vivons, car ils ne l'ont pas vécu ?
Sur cet article qui questionne et n'a pas prétention à moraliser, je vous laisse tirer les conclusions qui s'imposent. D'ailleurs une question se pose pour tout le monde : qu'est-ce que nous voulons, réellement ici bas ? 
Tout est affaire de volonté et d'amour. ;)
De la part Votre très cher auteur inconnu et invisible,
amicalement votre. 
Paradis. 

dimanche 15 septembre 2013

Partage d'un petit moment de corrections et de relectures sur Lunombre 6

Je souhaitais partager un petit moment de "relectures, corrections" avec vous :

[...]Rien au monde ne guettait plus l'être humain que la mort. Elle le poursuivait dans sa réalité quotidienne, (3) à chacun de ses pas. Il était si simple de disparaître (2), si difficile de vivre, si facile de tomber, si ardu de se relever au milieu des ossements de sa perdition (4). La tentation de se fracasser(2) en contrebas devenait(2) insistante(2). (5)Le vide (3) tendait les bras à Shiven ; sans le secours de sa main et sa souffrance qui s'intensifiait, il aurait peut-être lâché prise. Mais (1) le suicide était l'échec ultime duquel on ne se remettait jamais. 
(6)"La vie déborde de possibilités ; la mort de leurs absences."songea-t-il.
Le Coeur de Shiven tambourinait, un rappel implacable de l'existence ; il respirait encore malgré son état de faiblesse. 
Il avait déjà connu bien pire. [...]

Dans ce passage, où j'aurais encore un peu de travail de finition, voilà ce qui a été fait :

- (1) suppression d'environ 35 mots, soit deux phrases ;
- (2) deux mots ont été changés par leurs synonymes,
- (3) La fin d'une phrase a été simplifiée,
- (4) un effet de style a été rajouté,
- (5) cette phrase a été développé et précisé pour une meilleure compréhension,
- (6) cette phrase, une pensée de Shiven, a été déplacé d'un autre paragraphe. (J'hésite encore à la placer là.)

Une véritable "correction" est un long processus de remise en questions qui nécessite de la réflexion, de la mise à distance et du bon sens.  
Il faut que l'histoire soit compréhensive pour n'importe qui ou presque, éviter les lourdeurs, les incohérences, simplifier (ce qui ne signifie pas appauvrir ou forcément raccourcir!(1)) tout en gardant sa patte personnelle (via les métaphores ou les comparaisons, etc) et fluidifier le texte. 
Les corrections orthographiques et grammaticales contribuent à la lisibilité du texte, mais elles ne suffisent pas à sublimer l'histoire. Paradoxalement, ce sont les moins nombreuses et pourtant celles dont on parle le plus !

Malheureusement, je n'ai pas eu droit à une correction professionnelle de ce genre-là ; sauf lors de la parution ma nouvelle dans l'anthologie "Et il est descendu par la cheminée", grâce à l'association Fan2Fantasy.
C'est la seule fois où j'ai été en contact avec une correctrice professionnelle qui m'a permis de sublimer encore davantage une histoire, 'l'ultime offrande de Fleur". J'ai appris beaucoup de nos échanges, notamment sur la méthodologie. 

Actuellement, j'ai relu et corrigé (sur support papier) environ 60% de l'épisode 6 de Lunombre. Ensuite, viendra la phase de report des corrections sur écran.

(1) voir mon article court sur  La simplification littéraire

lundi 22 avril 2013

En une page : la littérature de l'Imaginaire



Définition dico Imaginaire : Qui n'existe que dans l'imagination, n'a pas de réalité.

Imaginaire en littérature, proposition de définition :

histoires se déroulant au sein d’un au-delà féérique ou technologique. L’imaginaire sublime la réalité en prenant de la distance par rapport aux quotidiens ; en métamorphosant le vécu réel ou en se projetant dans l’avenir. Au programme, évasions épiques, rêveuses ou/et transcendantales ; très souvent, les auteurs de l'imaginaire transposent leurs réalités dans un autre espace temps.

L’imaginaire mérite sa place dans la littérature parce qu’il questionne aussi l’être humain dans ses rapports avec lui-même et les autres, ses convictions, ses pensées, ses actions, ses mythes, ses rêves, ses sentiments, etc. La littérature de l'imaginaire métamorphose le monde actuel sous d'autres formes et au sein d’autres espace-temps. Elle met ainsi en évidence le rapport que l'humanité entretient avec son propre monde. En ce sens, elle ne peut-être considérée comme purement enfantine. Quel(s) monde(s) pour quelle humanité ?
  
  L'imaginaire discute aussi des évolutions et changements qu'apportent les sciences ou la magie sur les sociétés, en questionnant la manière dont certaines personnes réagissent face à des pouvoirs surnaturels ou des technologies d’avenir dangereuses. Quel impact sur la nature ?

  De même, les réactions des individus vis à vis d'autres espèces intelligentes (irréelles de par leur nature, mais réelles de part leurs descriptions psychologiques) peuvent se comparer aux clivages des diverses sociétés qui peuplent notre réalité. Peut-on tolérer la différence et jusqu'à quel point ?

  La littérature de l'imaginaire sublime le réel, car elle le révèle sous un éclairage différent de celui du "fait réel" et du "fait vécu" pur et dur. 

   En conclusion, j'ajouterai que tout art, sauf purement illustré, possède une base écrite. Il serait intéressant de mettre en valeur le métier d’écrivain du XXIème siècle : une écriture à multiples facettes qui ne se limite pas aux romans. la littérature de l'imaginaire se transcende à travers les autres arts (vidéoludiques, cinéma, bd, etc) et en même temps, elle peut apprendre d’eux pour bâtir de nouvelles formes d’écriture.
 Enfin, ces réflexions ne prétendent pas donner ces lettres de noblesse à la littérature de l'imaginaire. Juste à apporter un éclairage sur ce qu'elle tend à être et à devenir ; tout en la défendant face à quelques préjugés. D'ailleurs, la littérature toute entière ne serait-elle pas imaginaire ?
"Mon histoire ne s'accorde ni à leur monde, ni à leur mode de vie; leurs vies et la mienne ne suivent pas le même chemin. J'ai un bien autre monde en tête, qui porte dans le même coeur son amère douceur et sa peine aimée, le ravissement de son coeur et la douleur de l'attente, la joie de la vie et la tristesse de la mort, la joie de la mort et la tristesse de la vie. En ce monde, laissez moi avoir mon monde, et être damné avec lui ou sauvé avec lui."

Gottfried de Strasbourg

"Quand Ils parlent d'espérances trompées,
De Tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater les coeurs;
leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air des cercles éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang."


Extrait de La Muse, d'Alfred Musset, tiré du recueil les Nuits de Mai