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dimanche 8 novembre 2015

Les auteurs sont-ils réduits à être des esclaves et des masochistes ? (partie 1)

Un salon de bd... (exemple de masochisme consentant)

Alignés en rang d'ognons, dépossédés de leurs oeuvres, des bdéistes signent ; de l'autre côté des rangs de fans, les vendeurs surveillent, c'est la guerre de tranchées. Ils leur envoient leurs lecteurs avec la bd, une fois le billet encaissé dans leur tirelire. Les bdésistes, tous bien trentenaires, dessinent à la chaîne, en souriant de temps à autre, comme des prisonniers appréciant leur boulette de riz.
Ils leur manquent le collier, le licou, les boulets, peut-être aussi les menottes. Leur résignation est de celle qu'ont arboré les esclaves durant des décennies. Peut-être y prennent-ils du plaisir, comme des masochistes ?

Qui sont les geôliers et où est la prison ? En tant que visiteur, je n'ai heurté aucun barreau, sauf peut-être cette fois, où on a indiqué à ma chère un chemin à suivre dans les allées. Comme si une seule voie était à suivre.
Je sens cet élan de désespérance d'hommes qui refusent d'affronter leurs bourreaux. D'artistes dignes aux paupières lourdes d'un acquis de talent et qui semblent avoir perdu l'étincelle. Cette étincelle indomptable, qui se doit de brûler au sein de tout esprit artistique.

L'art, c'est du feu, du pouvoir, de la lumière et une arme.

Ce salon de la bd ressemble à une gigantesque librairie ; en plus glauque, au moins les bons libraires reconnaissent l'existence des auteurs et leurs accordent une place au coin du feu. C'est assez représentatif du climat ambiant dans le monde de la culture ; pas seulement. Vous avez les producteurs, tout en bas, vous savez ces êtres à la base de tout qui labourent les champs et fournissent céréales, blés, légumes, viandes et à qui on jette quelques piécettes de temps en temps en guise d'amuse-gueule. Parfois, même, un heureux élu reçoit une bourse sur le coin du crâne, au point qu'elle éclate, et libère ses joyaux sous l'oeil jaloux des autres esclaves.

Pourquoi lui et pas moi ?

Ce n'est pourtant pas lui qui tient le cordon de la bourse. Pas lui qui manie la badine et le fouet. Qui fait la pluie et le beau temps au sommet de la "chaine" éditoriale. Même le terme qui qualifie le système se réfère à l'esclavage !

Et où sont passés tous les T-Shirt, les slogans, " auteurs bientôt tous à poils", ces vaillants défenseurs de leurs droits ?
J'aurais préféré croiser des types en colère, des rebelles ; le climat aurait été plus ardent, plus passionné. Peut-être y aurait-il eu un mur de caricatures hilarantes saignant leurs géoliers ?
Ah, je ne pense pas que vous ayez enfilé ces t-shirt pour revaloriser vos conditions de travail ou renforcer votre poids face aux éditeurs. Vous les avez mis à cause des lois actuelles, qui viennent amputer certains auteurs d'un mois de salaire à cause d'un pourcentage obligatoire de retraite complémentaire (la blague, combien d'auteurs ont une retraite ?! Et combien gagnent ne serait-ce qu'un mois de salaire ?). Et si les éditeurs, ceux qui vivent grâce à votre labeur, compensaient cette perte en augmentant votre pourcentage ? Y avez-vous pensé ? Je n'ai lu cette proposition nulle part ! Certains ont même confié sur le web comme des enfants punis qu'ils arrêteraient tout s'ils n'étaient pas entendus.
Un artiste ne se bat pas seulement en manifestant avec des slogans, mais en pratiquant son art et surtout pas en privant autrui. Ce genre de propos m'exaspère.

Et je ne vous jette pas le clavier en attendant la tempête, ce n'est pas seulement votre faute. Cela dure depuis plus de cinquante ans. Depuis plus de cinquante ans, on a appris aux auteurs de tout type à être esclave du business-modèle de l'éditeur, à confier à d'autres les rênes de leur destin et de leur art.
Aujourd'hui, nous en sommes là, car trop peu se sont levés de leurs putains de chaises. Nos prédécesseurs sont à 50% responsables de la mainmise des éditeurs sur la culture. Peu ont dit "sans moi, éditeurs, libraires, diffuseurs, vous n'existez pas et je veux toucher un salaire"; non, pire, certains se sont dits "sans l'éditeur, je ne suis rien, je n'existe pas." Comme si l'éditeur était un sacro-saint empereurs aux goûts plus élevés que le commun des mortels !

Il faut revaloriser nos conditions de vie et notre travail.

Quels sont ces crayons sur lesquels nos doigts tremblotent de passion au-dessus de la feuille blanche ? Que dessinons-nous ou écrivons-nous ? Des illusions ? Des produits de consommation en devenir ? Rien ? L'éditeur nous ont-il mis ces crayons dans les mains ? Lui devons-nous tout ?

C'est notre volonté qui nous a fait dessiner, écrire, créer. Et cela, nous ne le devons à personne.

vendredi 8 mars 2013

UERA



Ce n'est pas tous les jours qu'on adhère à une association regroupant les écrivains d'une région toute entière. 
Je vous présente l'UERA, l'Union des écrivains de Rhône Alpes. En pratique, elle tend à réunir les auteurs et à organiser des rencontres avec les lecteurs sur la région, et aussi à organiser des événements divers et variés. L'association met aussi en avant tous ses membres. Par exemple, une anthologie non exhaustive des auteurs de l'UERA paraîtra d'ici quelques mois.

Voici le blog officiel de l'UERA :


Bon partage. 




dimanche 23 septembre 2012

Ventelarme (extrait)


 Un nouvel extrait d'un roman en cours d'écriture :

 La température chutait peu à peu. L’éclat de la Lune ne suffisait pas à fournir un brin de chaleur à l’inconnu emmitouflé dans un lourd manteau couvert de crasse. Malgré tout, une lampe à gaz brillait faiblement non loin de sa main froide, fournissant un semblant de chaleur à son corps sur le point de mourir. Cet individu sans nom ne sentait déjà plus son bras gauche, et sombrait peu à peu dans un océan de noirceur et de bien être. 
   Qu’est-ce que la mort quand on n’a pas vécu ? Sans doute, pensa l’inconnu, quelques regrets et du déjà vu. Sous ce pont, bercé par les flots d’un fleuve indifférent, dans un monde où personne ne s’observe sans se juger ou se mépriser, se jalouser ou bien même s’aimer, un illustre inconnu à l’agonie allongé dans la vermine ne ferait pas trop d’émules. Peut-être en parlerait-on dans la presse pour montrer du doigt un fait tout à fait banal durant l’hiver depuis des années; et peut-être même un personnage haut placé dirait-il toute sa sympathie pour tous ces êtres éjectés de la société, qui mourraient pendant que lui-même chantait ses discours pour la énième fois, sans se douter une seule seconde que c’était là une entreprise grotesque.
   Le dialogue n’existait pas. Néanmoins, l’inconnu, dans un léger sourire, se souvint d’une jeune bénévole revêtue d’un long manteau noir, de ses paroles bienfaisantes qui lui faisaient se souvenir de son humanité. Oui, lui-même était un homme, certes esseulé et sans le sou, abandonné; mais il restait tout de même un être humain, pas un animal mourrant de froid sous le couvert d’un arbre nu.
   Il emporterait ce souvenir chaleureux avec lui, comme il emporterait sa haine et ses remords. Comme il maudirait cent fois cette terre où la vie représentait si peu de chose qu’on hésitait à dépenser assez pour la protéger durant l’hiver.
   Un rayon de Lune resplendit sur les eaux, et une silhouette obscure et très large s’y matérialisa sous la forme d’un ange aux ailes noires. L’inconnu crut qu’il avait là une hallucination, comme il en avait eu tant d’autres durant certains hivers passés en solitaire sous ce même pont. 
   La créature parut effleurer les eaux en se dirigeant vers lui, et elle vola jusqu’au rebord pavé de la berge, tout en demeurant dans l’ombre. En d’autres circonstances, ce fait aurait été impossible, surtout avec l’éclat de la Lune et de certains réverbères en surplomb, mais un homme se mourrait et chose surprenante, cet inconnu ailé lui tendait la main.
   Très peu de personne, voir aucune, ne lui avait fait un geste aussi direct et innocent durant toute sa triste vie. Il souleva son bras droit, et tremblant, mais ce dernier retomba avant d’atteindre les doigts frêles tendus vers lui.
   L’inconnu était mort. La silhouette angélique s’avança de quelques pas et toucha le front glacial du corps. Alors il dit ces mots, dans une langue inconnue, mais néanmoins compréhensible pour tous les êtres humains.
   « Ton vœu sera exaucé; je maudirai cent fois ce monde, avec toi. » 
L’inconnu aurait dû se douter qu’il devrait même payer en échange de quelques pensées agonisantes, au milieu des brumes navrantes d’un autre monde. 
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Cet extrait est encore au stade de Ier jet. En un seul tome ; Ventelarme mélange les genres. Il se déroule à la fois dans la réalité et sur un autre monde en flammes... (rédigé à hauteur de 25 500 mots) 

J'ai eu un blocage entre temps, et j'ai peiné à remonter la ligne. : )

A suivre, un jour ; seul le premier tome de la Danse du Lys et la Ière partie du monde de lunambre ont été publiés pour le moment. Je vous invite à vous les procurer. : )

vendredi 14 septembre 2012

Extrait du tome 4 de la Danse du Lys

 En cours de réécriture :

La jeune fille courait rapidement sur la route pavée, les traits livides, son panier ballotant dangereusement aux bouts de ses bras. Elle le serrait contre elle, jetant de fréquents regards pleins de terreur par-dessus son épaule. Sa respiration était précipitée, ses pensées incohérentes. C’était à peine si elle se souvenait de son prénom. Élise. Sa jupe rouge fouettait ses jambes nues à mesure qu’elle courait, le cœur cognant fortement à ses oreilles. Elle n’en pouvait plus. Elle fuyait les lieux dévastés de son ancienne petite cité depuis deux jours, déjà. Elle avait prévenu tous les hameaux croisés sur son chemin. Les habitants ne l’avaient souvent pas crue.
   Élise se dirigeait vers Tempête, ses immenses yeux bleus clairs affolés posés sur le lointain. Ses longues mèches blondes s’élevaient derrière elle tel un porte étendard. La plaine s’étirait devant elle, ses herbes hautes frôlées par la tendre brise qui s’épanouissait dans les environs. Au loin, on apercevait les contours brouillés d’Oros Ultima, le pic qui dominait la région, enfin les pics, à présent.
   La jeune fille rit de nervosité, les jambes tremblotantes. Ses yeux se voilèrent de grisaille. Brusquement, elle tituba et ses chevilles se heurtèrent férocement. Elle s’écroula, sans force, les joues baignées de larmes. Son panier presque vide roula sur les pavés et quelques prunes s’éparpillèrent dans la poussière. Élise tenta de se relever, en prenant appuie sur ses mains. Elle retomba aussitôt, les joues rouges, une goutte de sueur roulant sur l’arête de son nez. Puis elle se laissa aller sur le dos, épuisée, une main posée sur son ventre. Elle s’était nourrie seulement de prunes les deux derniers jours. Son corps ne pouvait plus soutenir l’effort.
   Sa famille devait avoir été réduite en cendre à l’heure qu’il était, les restes de ses membres éparpillés au quatre vents. Sa tristesse engloutit ses sens. Élise appela la mort de tous ses vœux. Toute sa vie venait de s’écrouler. A quoi bon continuer? Elle ferma les yeux et laissa sa joue épouser le sol. 

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 Ce passage se situe vers le début du 4ème Tome, que j'ai nommé sommairement l'épée de Damoclès. (63 000 mots*) Il s'agit du Tome 3 que j'ai coupé en deux pour qu'il soit plus accessible et surtout, je trouvais que la deuxième partie, celle-ci, manquait de développements. Pour le moment. C'était une mise en bouche, et de toute manière, le tome 2 n'est même pas encore sortie. 
Le personnage d'Elise apparait dans le 5ème tome de la Danse du Lys... 
A suivre, un jour ; seul le premier tome de la Danse du Lys a été publié pour le moment. Je vous invite à vous le procurer : tout s'améliore de livre en livre. : )

mercredi 12 septembre 2012

Extrait du Tome 5 de la danse du Lys

Voilà du premier jet, méfiez-vous, ce ne sera pas le dernier :

   Le col de l’Au-Delà avait été détruit par un véritable déchaînement élémentaire. Des éboulis recouvraient tout le fin lacet entortillé. Quelques nuages de débris stagnaient encore au dessus du nouveau pic qu’était devenu le passage. L’une des montagnes avait été ouverte par le poing de la tempête, si bien qu’une large crevasse remplaçait son sommet pointu. Le fond en était entièrement lisse, comme la coquille d’un œuf. Les armées d’Adalante avaient glissé dans un cliquetis de ferraille jusqu’au fond de la fosse. Le commandant des chevaliers d’Aliana avait ignoré son homologue féminine, traversé à vivre allure, et disparut de l’autre côté, rejoindre sa Dulcinée guerrière. 
   De leur côté, la chasseresse et son groupe d’exilés n’avaient pas tardé à retrouver la trace de Céline et des jeunes apprentis Protecteurs. 
   Déployant ses troupes hétéroclites, sur une vaste distance, elles avaient couvert assez de terrains pour repérer d’éventuelles forces ennemies. Ils n’avaient découvert par endroit que des corps de mercenaires aux os fracassés. Certains avaient été achevés par les chevaliers d’Aliana ; d’autres tailladés à la gorge, d’autres encore, avaient péri sous leurs tentes, pourfendus par des épées rouillées. En attestaient les enflures étranges de leurs blessures. Des choses rodaient dans la forêt, mais ne donnaient aucun signe de vie. Sans doute était-ce le plus inquiétant. 
   Alors la Chasseresse prit une décision irrévocable : elle monta un campement à la lisière de la vallée embrumée et mystérieuse ; n’envoyant que quelques petits détachements volontaires sur les talons des jeunes apprentis et de Céline. Ce jour là, elle avait repéré une immense empreinte à l’Ouest de la montagne déchirée. 

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 Ce passage se situe vers la moitié du 5ème Tome, que j'ai nommé sommairement les Ombres de la Mort. (134 000 mots*) Pour le moment. C'était une mise en bouche, et de toute manière, le tome 2 n'est même pas encore sortie.
A suivre, un jour ; seul le premier tome de la Danse du Lys a été publié pour le moment. Je vous invite à vous le procurer : tout s'améliore de livre en livre. : ) 

Scripturalement votre.

* je sais, ça commence à faire, je pense qu'il reste aux alentours de 10000 mots à écrire maximum. De toute manière, avec la réécriture, il y aura de la coupe et tout.

lundi 10 septembre 2012

Au sujet des critiques

En ce jour implacable, mon humeur est tellement massacrante que je vois du sang couler dans les interstices de mes murs. Après une journée austère et un week-end funeste, j'ai comme qui dirait ressenti une déception plus immense que la tour de pise, et une gentille fureur.
L'éminence Grise, vous savez, le monde de Lunambre, a eu de très petites ventes - ce n'est pas un soucis en soi, c'est même très bien, qu'il y en ait eu quelques unes. J'en viens donc à ce qui me motive : je veux des avis. Beaucoup d'avis. Positifs ou négatifs. Même en ligne. Je n'ai pas peur qu'on m'en donne et j'assumerai tous les commentaires ; à condition qu'ils soient constructifs et bien visibles. Dans ma vie d'écrivain, j'en ai déjà reçus des bien sentis, avant même d'être publié. 
Au début, je prenais la mouche, puis j'ai compris qu'une oeuvre écrite ne serait jamais parfaite, qu'il y aurait toujours des petites maladresses ou d'autres légères nuances de style qui ne plairont pas à tout le monde.

Il faut l'accepter pour écrire et pour s'améliorer. 

Parfois, j'en ai pris acte, d'autre fois, non, mais le peu de fois où j'ai refusé, c'était à cause de la jalousie incompréhensible ou la hargne que je sentais poindre de l'autre côté de la ligne. Une critique motivée par des sentiments violents ne vaut pas mieux qu'un tas de bibelots dans une poubelle. 


Chaque personne a sa propre vision d'une oeuvre, chaque écrivain suit une évolution différente ; mais aucune personne ne possède la science infuse de l'écriture. Certains écrivains sont certes plus chevronnés, mais ils auront toujours leur propre vision des choses, qui ne sera toujours pas compatible avec la votre.
Chacun écrit de la manière dont il le veut, selon qui il ou elle est, selon ses expériences, son existence, ce qui fait de lui ce qu'il est.


En conséquence, je continuerai de partager mes histoires, qu'importe les glas ou les réussites, jusqu'à ma disparition de ce bas monde. Telle est ma volonté - je suis humain, imparfait et ce que je créé le sera aussi. Je l'accepte, et vous ?

mardi 4 septembre 2012

Dark Danse

   La Dark Fantasy explore les sombres côtés de l'être humain ou d’un monde. Elle  écrase les notions de bien et de mal. Mais qu’en est-il en réalité ?
   L’esprit se révolte dans les cieux, comme dans la déchéance, mais surtout dans l’horreur de l’instant, la souffrance indicible du présent. Il ne suffit pas de perdre ou de regagner ses ailes pour devenir quelqu’un d’autre. On se souvient toujours, au sein de la noirceur et des ombres, on peut aussi se rassembler, à condition d’avoir un brin de lumière posé sur l’horizon de sa route. Toute douleur engendre une évolution ; en ce monde, on se relève ou l’on meurt.
   Telle est ma définition de la Dark Fantasy et du chemin humain. Alors, entrerez-vous dans la Dark Danse de Lunambre ?

.................................... Ci dessous, un avant goût........

Extrait des Chaînes Brisées, le monde de lunambre :

 Le jeune homme en sueur se leva, troublé par cette noirceur innommable. De l’autre côté de sa porte, des pas s’éloignèrent. Son passé le hantait toujours ; il le fuyait sans doute depuis bien trop longtemps. Bientôt, il serait temps de l’enterrer.
Il pressa sa paume contre son œil gauche, qui le brûlait d’une flamme vorace et écarlate. Un chuintement métallique retentit dans le couloir. Un frisson le parcourut, et il se renfonça au fond de son lit défait, guettant le son. Il ne revint pas ; se mettait-il à avoir des hallucinations acoustiques ?
Un léger rire l’agita lorsqu’il s’aperçut que la douleur s’était enfuie. Il l’appelait sa malédiction, elle le ravageait de l’intérieur comme si on l’avait plongé dans du métal fondu, puis malaxé à coups de marteau. Mais encore une fois, il avait repoussé cette horreur par la seule force de sa volonté. Ce n’était pas toujours le cas ; parfois, les crises étaient incontrôlables et seul le temps les chassait. Depuis ce maudit jour de la Flamme Bleue, puis plus tard au sein d’Ambre, il se battait contre elle... [...]

 ....................................

Scripturalement Votre.


la Danse du lys extrait T3

 Pour ressentir l'ambiance belle de mort de la série, enfin, humoristique et épique, adolescente ; bonne lecture :


Extrait de la Danse du Lys T3... (en cous de réécriture)

Les petits bois verdoyants s’étendaient sur quelques Bornes, entourés d’ombres clairsemées. Les branches des cèdres se tordaient en direction du ciel, leurs longues feuilles valsant au grès du vent. Un sentier s’engageait à l’intérieur, au moment où la route esquissait une longue boucle. Tristan tressaillit d’appréhensions en se souvenant de l’Envers qu’il avait traversé avec sa sœur non loin de Tempête.
   Les quatre compagnons l’empruntèrent, après être descendus de cheval. Un frisson traversa de nouveau l’échine de Tristan, dés son entrée dans la forêt. Durant quelques secondes, une ondulation curieuse parcourut l’air, lui en rappelant une autre.
Nerveuse, sa monture secoua sa longe. Le garçon resserra sa prise en se demandant ce qui pouvait bien l’inquiéter autant ; il ne ressentait pas la même chose en présence d’un Envers. Le son joyeux d’un ruisseau leur parvint quelques instants plus tard. Un grognement de mépris s’échappa de la gorge d’Arinar. Un grondement sourd explosa alors dans le sous-bois, comme en réponse. Tristan sursauta. En position, Elena et Marlyssa tirèrent leurs armes.
   — Ce n’était rien, juste mon estomac, déclara le nain.
Son rire retentit tel celui d’un géant. Tristan jura avoir vu l’arbre le plus proche tressauter, comme s’il s’était retrouvé dans la ligne de mire d’une onde de choc. Arinar, hilare, frappa le garçon au niveau des cuisses, avant de s’affaler et d’abattre ses poings en rythme sur le sol couvert de champignons. Tristan ouvrit la bouche sous le choc et sa jambe oscilla dangereusement, déclenchant les rires des deux filles. Il les exclut de son champ de vision. Le nain continuait de se rouler par terre à ses pieds, en s’étouffant de rire dans sa barbe blonde.
   Les quatre compagnons reprirent leur marche lorsqu’Arinar eut terminé ses élucubrations hystériques. Le sentier zigzagua un moment, puis s’engagea sur la droite entre deux arbres gardiens. Un magnifique espace se matérialisa sous leurs yeux étonnés. Le ruisseau dévalait une pente, avant de franchir une barrière de roc et de s’abattre en contrebas dans un lac en bouillonnant. Il était entouré de rocs blanchâtres. L’eau s’enfuyait à travers bois.
   —  C’est magnifique ! s’exclama Marlyssa rayonnante.
   — C’est mon jardin secret, avoua la princesse, quand nous passions par ici pour rejoindre Nag, je m’y arrêtais toujours pour me ressourcer. Très peu de personnes connaissent cet endroit, si bien que même Galaad ne pouvait pas m’y retrouver.
   — Mais le sentier y mène directement, observa Tristan, les voyageurs et les habitants des environs devaient bien connaître cet endroit, non ?
   — Si je n’avais pas été là, vous n’auriez jamais pu dénicher ce sentier. Il est habilement dissimulé, pour des yeux non observateurs.
   — Je trouve cela très étrange ; cet endroit est d’ailleurs bien idyllique. Bien, Arinar, laissons donc ces nobles dames prendre leur bain.
Brusquement, le cheval de Tristan se cabra et tira sur la longe, avec une telle puissance que ses muscles craquèrent bruyamment. Ses compagnons connurent le même problème. Le jeune Protecteur fut obligé de lâcher prise, pour éviter un coup de sabot de l’animal affolé. Ce dernier galopa comme si sa vie en dépendait.
   — Mais qu’est-ce qui se passe ! lança Tristan en se tournant vers les autres.
Arinar n’avait pas essayé de retenir sa monture. Ses deux haches dégainées, il fixait de ses yeux d’acier, les ondulations de plus en plus vives du lac...
.................................

La prochaine fois, un extrait du T2... Aucune des deux n'est paru, mais ils sont rédigés, alors autant les partager un brin !!!

Scripturalement votre.

dimanche 2 septembre 2012

Vile de rentrée

   Avec la rentrée qui vient, les ombres bruissent au pied des murs du temps. Pas de doute, après 2012 vient 2013, et la fin, ce sera pour plus tard. Le monde deviendra noir et un dernier crépuscule éclairera l’horizon des hommes. En théorie. En pratique, des dates s’agglutinent depuis des décennies. Il y aura des changements, comme d’habitude ; la vie le veut ; en mieux ou en pire.
   Observez Vile, l’assassin, le personnage emblématique de l’éminence grise. Sa mission n’en est qu’une parmi des milliers : un ruban rouge est serré sur une poutre  et un autre, sur un pilier rouillé. Une pointe de commencement l’amène à une lame d’arrivée, rien de plus, rien de moins… Le facteur « chaos » chamboule tout ; le cycle évolue, les rôles s’échangent…
   VILE : Son réel prénom et son patronyme, il les a oubliés. Délibérément ou à cause d’une amnésie inexplicable ? Vous le saurez aux détours des textes suivants du monde de Lunambre. L’éminence grise représente un simple morceau du puzzle retraçant un moment routinier de son existence. Qu’a-t-il fait auparavant ? Pourquoi est-il là ? Ne voulez-vous pas le découvrir ?  Oublions-nous vraiment ? La vieillesse inhibe le souvenir, mais il ne le rend pas toujours aussi fade qu’on le voudrait… Et qu’en est-il de ses relations ? N’êtes-vous pas curieux ? Ne voulez-vous pas en apprendre davantage ?  

Tout vous sera révélé en temps voulu, mais prenez garde, sur Lunambre, vos âmes sont l’ambroisie des dieux.


Liens :

L'éminence grise 

 Sans oublier tous les personnages déjà créés du monde de Lunambre : Shiven, Ambre, Galabrielle, Jina, Jin, Eshen, la Dame Sans nom, Arthur, le mystérieux clochard, Âm, le Baron, Irme, Lonefey, Lunombre, Arkane, Vernat, Arkane, Arveine, Evin Artoror...

jeudi 30 août 2012

Dedicace samedi Ier Septembre A Trollune

Venez me retrouver de 13h à 18h ce samedi Ier Septembre, chez Trollune, dont vous trouverez un lien ci dessous. Spécialisé dans l'imaginaire, avec une bibliothèque de Sf et de Fantasy, même parfois en anglais ; ils vendent des jeux de plateaux, de cartes, etc en plus d'organiser des parties.

Enfin, c'est là bas que j'achète mes livres depuis plus de 5 ans. Alors ce ne peut-être qu'un bon endroit, où vous découvrirez un coin de passion ; d'abandon, et de tentatives d'humour magnifiques.

Sur Lyon.

Alors venez tisser des liens prolifiques en ma compagnie ce samedi Ier Septembre de 13h à 18h, à Trollune.

préparez vos questions, si vous en avez. ;)

Scripturalement votre.

ps : J'ai oublié l'essentiel dans ma fougue : j'y dédicace la Danse du lys T1 la Dame en Blanc, mon premier roman. j'en profiterai pour présenter le monde de Lunambre dans la foulée.

http://www.trollune.fr/

dimanche 19 août 2012

L'Éminence grise est le premier volet du Monde de Lunambre. Je précise qu'il s'agit d'histoire complète à chaque fois, c'est pour cette raison que nous ne parlons pas de série ou encore de tome. Peux-tu nous en dire plus sur le Monde de Lunambre et situer l'Éminence grise dans ce contexte ?

 Voilà les questions que j'ai reçu de la part des éditions Numériklivres, et auxquelles j'ai répondu ; en toute sincérité, avec une plume au coeur.

L'Éminence grise est le premier volet du Monde de Lunambre. Je précise qu'il s'agit d'histoire complète à chaque fois, c'est pour cette raison que nous ne parlons pas de série ou encore de tome. Peux-tu nous en dire plus sur le Monde de Lunambre et situer l'Éminence grise dans ce contexte ?

Lunambre est un projet récent dans mon processus littéraire. Les actualités des années précédentes et présentes m’ont vraiment servi de fondations lors de sa création. Ainsi, j’ai métaphorisé à travers cet univers, l’atmosphère de notre période actuelle, plutôt instable et incertaine, d’un point de vue économique, moral, social, religieux et humain. Ma sensibilité me pousserait même à dire qu’un vent de folie souffle sur notre monde et que nous atteignons parfois même des sommets sur l’échelle de la démence.
Beaucoup de rumeurs courent sur la fin du monde et sur un complot mondial, sans oublier toutes ces ressources qui s’épuisent, ces catastrophes naturelles, ces personnes qui perdent le peu qu’elles ont ou qui sont broyées par une société sclérosée et de véritables guerres économiques… Et si, tout cela n’était pas le fait du hasard ? Si quelqu’un, quelque part manipulait des fils auxquels nous serions enchainés ? Le monde de Lunambre s’est édifié sur cette idée ténébreuse, selon laquelle les êtres humains seraient des pantins entre les mains de puissances supérieures, que ce soient des dieux ou des gouvernements ; voire même un système sociétal.
En reprenant le Folklore moderne, j’ai ainsi façonné un monde dur et impitoyable, à la fois proche du notre, du fait de sa technologie et de son époque, et éloigné, puisqu’il s’agit bien d’un autre monde.
A l’effigie de tout cela, Lunambre est un univers de roche et de métal ; froid et artificiel. Ses plaques tectoniques n’évoluent pas sur des mers de magma ; si bien que la chaleur qui émane de son sol, est due à autre chose.  Le monde est séparé en trois zones distinctes ; celles explorées par les êtres humains, immenses, et une autre, composée de millions de petites îles. Les hommes ne sont - ou devrais-je dire, n’ont pas été les seuls à fouler ces terres… La Lune d’Ambre domine tous les horizons de Lunambre, au point de jouer sur son atmosphère, ses marées, ses saisons, ses civilisations et sa gravité. Cet œil céleste passe par différentes phases, (le Duo, le Tiers et le Quart). On parle ainsi d’années Lunaires, de « Lune d’Ambre » ou de « Lune ». Sans vouloir trop en révéler, sa lumière a un effet spécial sur certains êtres humains ; chose qui n’est pas aussi évidente qu’elle n’y parait. Vous ne trouverez ainsi pas de véritable magie théorisée sur Lunambre, mais plutôt des pouvoirs psychiques, spectaculaires par moment, d’autres fois plus discrets ; en tout cas, liés à des effets naturels ou matériels.
L’Eminence Grise s’est élaborée sur ce climat d’incertitudes et d’artifices, à la manière d’un jeu de piste sanglant et démentiel. L’action se déroule sur l’île d’Exal, située elle-même en périphérie des nations « moteurs » de Lunambre. Vile, le personnage principal, est déjà un vieil assassin, lorsque débute cette histoire. A l’effigie de Lunambre, il est impitoyable, sombre, résolu et surtout, usé. J’ai mis l’accent sur son humanité, son âge, tout en distillant quelques informations sur son passé.
Pourquoi, moi, qui suis jeune, ai-je choisi un vieux ? La question a pu vous effleurer l’esprit, alors je la pose, c’est important. En effet, ce cycle de Lunambre a été bâti autour d’une rencontre entre les générations. L’Eminence Grise a par conséquent une triple fonction, vous dévoiler le contexte, vous divertir et vous présenter Vile, en action. Logiquement, vous vous doutez que le second volet distillera quelques informations supplémentaires, notamment sur le monde, tout en vous présentant un autre personnage, plus jeune…
Chaque volet de Lunambre révélera des points clefs d’une intrigue globale, à différentes époques proches, tout en dévoilant d’autres aspects du monde. Autre originalité de la série, vous pourrez la lire dans n’importe quel ordre : la narration de Lunambre n’est pas linéaire ; plutôt tridimensionnelle (au moins !: )).  

Liens vers les autres questions :


interview réalisée le 8 Juin 2012.

Quels sont vos maîtres en pensée, comment es-tu arrivé à écrire de la Fantasy, entre autres, est-ce la première fois que tu publies ?

Voilà les questions que j'ai reçu de la part des éditions Numériklivres, et auxquelles j'ai répondu ; en toute sincérité, avec une plume au coeur.

Quels sont vos maîtres en pensée, comment es-tu arrivé à écrire de la Fantasy, entre autres, est-ce la première fois que tu publies ?
En toute franchise, je n’ai pas réellement de maîtres en pensée. Dans la vie, comme en littérature, je cherche avant tout à cultiver ma singularité, à étancher ma soif créative et surtout, à penser par moi-même. Bien sûr, la lecture et l’écoute d’autrui sont essentielles dans ce processus d’épanouissement mental et personnel. Les idées et les concepts, je les incorpore et je les redéploye sous des formes différentes, propre à ma vision de l’existence et aussi, de la littérature. Ainsi, je ne saurais guère qui vous citer. Pourquoi celui-ci, plutôt que celui-là. (Quoiqu’actuellement, mon maitre à pensée soit celui qui dirige cette interview. : ) )
La fantasy fut le socle de mon évolution scripturale. J’y suis tombé tout jeune, notamment grâce aux livres dont vous êtes le héros et au jeu de plateaux type Héros Quest. J’écrivais déjà de la fantasy en primaire, sans savoir que j’en écrivais. Dans les années 90, en France, on ne séparait pas science fiction et Fantasy dans les rayons des librairies et des grandes surfaces. Ainsi de 13 à 17 ans, j’ai écrit la première quadrilogie de la Danse du Lys, dont le premier tome est paru en format papier en début d’année. Je devrais avoir terminé le cinquième tome bientôt, et attaqué le sixième avant fin 2012 ; le deuxième est chez l’éditeur.
Peu à peu je m’éloigne de la Fantasy traditionnelle qui a marqué ma jeunesse, pour des destinations plus urbaines, quoique vastes. Je développe ainsi mes univers de manière à les rendre plus matures, plus sombres, aussi ; même si celui de la Danse du Lys, Andalénia, est déjà très vaste et puissant.
Et enfin, je passe au numérique avec Lunambre – tout en gardant une lame dans le papier. Pour le moment, il me semble important d’avoir une épée de chaque côté de la ligne ; Vile ne vous dira pas le contraire…

 Lien vers les autres questions :

C'est la question incontournable, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes à nos lecteurs ? 

L'Éminence grise est le premier volet du Monde de Lunambre. Je précise qu'il s'agit d'histoire complète à chaque fois, c'est pour cette raison que nous ne parlons pas de série ou encore de tome. Peux-tu nous en dire plus sur le Monde de Lunambre et situer l'Éminence grise dans ce contexte?

interview réalisée le 8 Juin 2012.

C'est la question incontournable, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes à nos lecteurs ?

Voilà les questions que j'ai reçu de la part des éditions Numériklivres, et auxquelles j'ai répondu ; en toute sincérité, avec une plume au coeur. 
 
C'est la question incontournable, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes à nos lecteurs ?
 
L’art de la présentation est toujours délicat et difficile. Voire traumatisant. Je me souviens de ces fameuses présentations en anglais, à l’oral, où droit comme un piquet, je forçais mes tristes cordes vocales, à entonner quelques mots. Et que ce soit une langue étrangère n’en était pas la cause principale : les mots ont cette fâcheuse et sadique tendance de ne pas venir à mes lèvres, lorsque j’en ai le plus besoin. On discourt toujours sur le principe de la page blanche, mais personne ne parle-t-il donc jamais de la voix blanche ? Celle qui reste muette, alors qu’on la voudrait forte ? Ma timidité ne m’aidait certes pas dans ce processus ; j’avais peur qu’on m’écoute ; aujourd’hui, j’ai peur qu’on ne m’entende pas. D’un côté comme d’un autre, la discussion semble plombée de balles.  Alors, pour retenir les mots, rien ne vaut l’écriture. Il faut croire que je suis un garçon assez malin, même si en l’occurrence, j’ai oublié que des histoires imaginaires ne faisaient pas des présentations sérieuses. 
 Comme vous le constaterez, je suis un jeune homme d’à peine 23 ans. Très tôt, vers huit-neuf ans, j’ai su qu’écrire des histoires serait mon souffle vital. Et je ne me suis pas trompé ; en une dizaine d’années, j’ai rédigé une dizaine de romans, une centaine de poèmes, de nombreuses nouvelles et même récemment, des scénarios. Après un bac littéraire, je me suis orienté sur un parcours de lettres modernes et d’arts du spectacle (cinéma) à la fac, plus pour gagner du temps, que par véritable envie, j’en ai bien peur. J’y ai acquis quelques techniques scénaristiques, tout en m’inspirant grâce aux films. En effet, je me suis servi de toutes ces années d’étude pour accroître mes capacités créatives et étendre mon rayon d’approches narratives. J’ai toujours su où j’allais et ce que je voulais, notamment en écriture. Malheureusement, il a fallu que j’arrête les études, pour recevoir mon premier contrat d’édition, à un moment, où j’étais telle une loque, saisi entre deux vents ténébreux.
Après un échec en 3ème année,  j’ai opéré un virage : dans la vie, comme dans l’écriture, il faut savoir se réinventer. Et je m’y efforce chaque fois que je prends la plume, quitte à être drastique ou dur envers moi-même. Je sors tout juste d’une période plutôt sombre, durant laquelle j’ai dû me battre pour avancer un brin, et Lunambre en est le reflet littéraire.
Pour toute question plus personnelle, je me ferais un plaisir de vous répondre en privée. Je suis quelqu’un d’ouvert, quoiqu’un peu rêveur, mais je saurais vous prêter une oreille attentive.
 
interview réalisée le 8 Juin 2012.

vendredi 17 août 2012

Notes sur Lui et Elle

Avec la mise en ligne de Lui et Elle, j'entame un nouveau périple, dans l'anticipation, la science fiction et le "je". Je pose une question simple, concernant le net, les relations humaines. Jusqu'où pouvons-nous aller dans le virtuel sans nous perdre nous-même en chemin ?

Pour réaliser une telle histoire, il me fallait tout bâtir sur des antagonismes ; l'individualisme ou le collectivisme, le masculin et le féminin ; offrir au moins deux points de vu, tout en intégrant une romance. Réfléchir sur l'idée d'identité. Ce que nous sommes, ce que nous voudrons être, ce que nous ne sommes pas, ce que nous ne souhaitons pas être...

 De là, Lui et Elle n'ont pas de noms au début de l'histoire... L'image de couverture, est une simple forme que j'ai décelée dans une rose. En cherchant un brin, vous y verrez une femme et une homme...

Bonne lecture,
Scripturalement Votre,
G.n.Paradis
Extrait de Lui et Elle.
 
"Ils étaient tous partis. Il suffisait de sortir dans la rue silencieuse, de parcourir quelques kilomètres à l’intérieur de la ville, pour ressentir ce vide absolu, cette absence de sensation indéchiffrable. Personne. Nulle part.

Personne, oui, personne, sauf mo
i."



http://fr.feedbooks.com/userbook/27798/lui-et-elle-partie-1
http://histoiresgnparadis.blogspot.fr/2012/08/lui-et-elle-tome-1.html

mercredi 8 août 2012

Vous avez dit farouche

Qui fuit lorsqu'on l'approche. voici la définition du mot Farouche. Je rédige rarement des scènes de fuite ; à moins que la bête en face de mes héros soit immortelle ou intouchable ; et encore, ce sont des têtes brûlées. 
Dans le tome 3 de la Danse du Lys, Tristan Vivlar et Arinar légion affrontent tout de même un Sbire Noir indestructible. 
Dans le tome 4, ce serait plutôt des confrontations avec des démons. l'occasion de faire connaissance avec de nouveaux personnages et de vous apercevoir que les héros, seuls, ne font pas tout. 
Dans le tome 5 de la Danse du Lys, on assiste à un prodigieux combat entre un maître de l'Envers et un Vivlar ; la famille autour de laquelle gravite l'intrigue de la Danse du Lys.
Le plus dur a été de représenter ce fameux maître ; j'ai repris le mythe de la faucheuse, et j'ai créé à partir de là, une figure innocente, une sorte de faucheuse enfant. Pas farouche ; elle se nomme Thanos ; mort en grec ancien. Il est aussi difficile de rendre originale toutes les scènes de combats ; je suis en train de créer un système d'écriture spéciale pour les tomes suivants. Bien sûr, ce langage sera intégré logiquement à l'histoire. Je gagnerai du temps sur "l'écriture combattive", tout en rendant le tout plus digeste et plus court. Un jour, vous verrez.

Je garderai mon secret jusque là ; ma plume est après tout mon épée ; et l'on ne dévoile pas ses armes à tout le monde, histoire d'avoir toujours un coup d'avance.

N'oubliez pas : Lunambre et la Danse du Lys, sont les reflets de l'un et de l'autre. Dans tous mes récits,  vous trouverez des clins d'oeil, à un autre rédigé précédemment. Je poursuis moi-même une quêtes, après tout ; à travers d'autres mondes et d'autres temps.

Scripturalement Votre,
G.N.Paradis.

ps : le sixième texte de Lunambre avance doucement, mais sûrement...

mardi 3 juillet 2012

Le projet Lunambre Notes sur l'éminence Grise

   Lunambre : un monde sombre, de pierre et de métal, où les hommes sont manipulés comme des marionnettes et servent à l’occasion d’Ambroisie aux divinités. Je vous présente aujourd’hui l’éminence Grise, présentation subjective, quoique réfléchie. Entrons dans le vif du sujet.
   L’action prime dans l’éminence grise ; vous n’aurez ni temps mort, ni digression. Le format court m’a obligé à apporter tous les éléments narratifs rapidement. On pourra me reprocher ce choix, qui a été fait en toute connaissance de cause, de ne pas  tout dévoiler dés l’éminence grise.
      Tout est une question de dosage.  Ainsi, j’ai développé une figure clef dans chaque volet du Cycle : Vile, l’assassin, s’imposait cette fois-ci.  Il est le personnage le plus approfondi et on le retrouvera par la suite, avec toujours plus de révélations à son sujet. Même si chaque volet peut-être lu indépendamment, lire l’ensemble apporte un plus non négligeable : chaque histoire donne ses réponses à une trame plus complexe, non linéaire.
   Je parlerai davantage de « micro romans », que de nouvelles, à cet égard. J’ai fragmenté le récit de base et étendu son rayon d’action, tout en gardant les éléments d’une intrigue romanesque.  Dans un roman, on débute souvent par la description de la situation initiale et des personnages principaux. Là, j’ai commencé par des situations intermédiaires et un point focal ou critique, représentatif d’un tout plus global. Imaginez que l’on sépare les personnages les uns des autres, et qu’on les sculpte via des moments clefs de leur existence. Associer différents pans de tissus chatoyants les uns aux autres, autour d’une couture centrale, et vous comprendrez la manière dont s’est créée Lunambre. L’idée de « rencontre » forme la couture de ce premier cycle. Mais comme chaque chose a son Envers, qui dit rencontre, dit séparation ; l’un ne va jamais sans l’autre, comme dans la vraie vie.  Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai façonné les principaux protagonistes de cette rencontre lors d’un moment fort de leur vie.
    Ainsi, l’éminence Grise représente une allégorie de la vie de Vile, pleine de sang, de fureur, de démence et de dureté. Et sans doute aussi, de faiblesses et de fuites vers d’autres cieux. Vile, l’assassin, a vécu ainsi pendant plus de trente ans, voguant de mission en mission sur la mer tourmentée qu’a toujours été son existence. Sa force décline ; les raisons en sont nombreuses, ne serait-ce que la vieillesse qui vient. Cette fois-ci, serait-ce sa dernière mission ? Et qui est-il, sinon un homme ?
   Prenez garde sur Lunambre, vos âmes sont l’ambroisie des dieux.

Je vous souhaite une bonne lecture. :)

vendredi 8 juin 2012

Lancement du Monde de Lunambre

 "Prenez garde sur lunambre vos âmes sont l'ambroisie des dieux."


Une porte ouverte sur un autre monde incarne l'idée même d'une vitre brisée : des morceaux éparts, fendus, aussi imbibés de vies que des tronçons de bières acérés. 
  Il en va de même avec une histoire, aussi prompte à la brisure, qu'à l'horreur du temps qui s'incurve sur un sentier ténébreux. Enfin, même la nuit, une légère lueur peut embraser jusqu'aux cieux, à condition qu'orientée dans la bonne direction, elle se réfléchisse sur les bons débris... 
Voilà ce qu’est Lunambre, ce qu’est La Danse du Lys, voilà ce que représente l’écriture en mon cœur, en mon âme.
   Quand on ne possède pas les armes face à l'adversité, on les cherche ailleurs, dans d'autres lieux, dans d'autres temps : là où le tranchant de la volonté brise jusqu'aux chaînes de la destinée, même sur les pas d'un personnage assassin, cheminant sous une lune d'Ambre... Même là où les âmes humaines sont l'ambroisie des dieux.


 Résumé du Ier texte, l'Eminence Grise :
 Île d’Exal, 178ème Lune d’Ambre


Dans un monde gouverné par la folie, Vile s’apprête à œuvrer une dernière fois sous le linceul sombre de l’assassinat. Rien ne l’attend après, sinon un coin de mont perdu, situé sur les terres de son enfance. Encore faudrait-il qu’il mette la main sur ce fameux massacreur fantôme qui terrorise la région. Ce monde doit être sauvé, mais le remède est parfois plus destructeur que le mal…
Vile est un assassin légendaire, un être si puissant, qu’un jour passé, il aurait fait trembler les divinités…
 

Merci de privilégier" l'achat direct" sur :

Numériklivres Le Monde de Lunambre l'Eminence Grise


" Quelle prédestinée existe-t-il, sinon la mort ?"
Vile

jeudi 31 mai 2012

Le Monde de Lunambre la couverture qu'en pensez-vous ?


On entre dans le vif de la Lame. N'hésitez pas, commentez !  L'éminence Grise n'est pas encore parue, d'où l'importance de la question. Alors, qu'en pensez-vous ?

 Et visitez donc le site de mon éditeur numérique, une personne enjouée, sérieuse et passionnée par son métier :


Les éditions Numériklivres

lundi 21 mai 2012

De la fureur des mots heureux


   En ce jour, où aux cieux, une petite lune d’ambre s’est épanouie, où l’épée de feu a marbré d’ombres le paravent de mes rêves ; il n’y aura pas de maux. Juste quelques larmes résolues. Si vous cherchez une épine, vous en serez hérissées. 

   Mendier. La Danse du Lys ne mérite pas cela. Ces précommandes pèsent d’autant plus sur mon esprit, que mon histoire est touchée, et que j’ai l’impression de mendier. Le terme est médisant, quoique j’en fus le premier effleuré, et en ma conscience, le tempérament d’un tel mot donnerait envie de ferrailler à un artiste. Soit, voilà le lien de mon bon de souscription, celui du deuxième tome, bien entendu : 


   Et puisqu’on en est là, la patience piétine : attendre le bon vouloir d’autrui déchaine ma plume, histoire, à l’évidence de griller quelques traits d’encre, à défaut de neurones, jusqu’à l’explosion. A force de contenir mon inspiration confuse, ma digestion en est fragilisée ; et je n’ai de cesse de hurler dans le silence de mon âme. 

« Nom d’une termite, tranche ! Joue des fils et des mots, et pourfend les ténébreux empereurs de ta perdition ! » 

   Lyrisme mis à part, le lancement de mes Ebooks débutera bientôt. Le reste, je le laisse entre les fils du destin. Quelques sourires, quelques rires suffiront, et la tranquillité, puisque la communication n’est pas un acte aisé, et que sa revendication devient vite caduque. Une embrasure de ciel bleu, des lunettes de soleil, et une casquette, entre quelques arbres ombreux, ce serait déjà suffisant. Et non, rien de tel, que d’écrire des histoires – et pas seulement pour soi ; mais pour partager avec autrui, avant la fin, avant la mort, le peu d’amour que l’on a au pied du cœur. Le réalisme sociétal, vous l’avez sous les yeux, tous les jours, et franchement, il couvre de chaîne votre imagination. Alors, si vous souhaitez vous évader quelques instants, lisez la Danse du Lys et mes autres textes. Vous n’en direz rien, tout comme le vent, mais au moins, vous en sentirez la pointe. Plus l’âge vient, plus elle devient virulente, sous la lune, cette plume ; et plus mes histoires s’entremêlent sur des sentiers d’univers. 

   Parfois, je préférerais planter des carottes ; rien de plus reposant que de piocher dans le jardin. Enfin, ne rêvez pas trop non plus, même les mottes de terre m’évoquent des univers. Même si tout cela est envahissant, au moins, quelques lueurs de joie embrasent mes sixième et septième sens. La vie est un rêve, et un jour ou l’autre, on se réveille. Allez lire la Roue du Temps ; son auteur n’a pas eu le temps de terminer sa saga de son vivant. Je connaissais déjà la Roue du Temps à l’époque, mais je n’en avais pas encore débuté la lecture. J’ai commencé à le lire quelques semaines à peine après son décès, sans le savoir, saisi par une impulsion, comme si quelqu’un m’avait tapoté l’épaule et indiqué ces livres. Mystérieux, tout cela... Depuis lors, je ne songe plus qu’à ceci : 
« La Danse du Lys devra avoir un point final, tapé de ma main. » (Et accessoirement, je devrai éviter les longueurs.) 

   Mes deux dernières dédicaces se sont bien déroulées, pas au niveau des œufs d’or, mais je remarque toutes ces poussières du quotidien, et je boue de circonspection, de curiosité ou de fureur face à mes semblables. Que les passants arrêtent d’être des ombres, deviennent tangibles et sachent glisser un « non » quelque part. Dire « non », c’est exister. 

G.N.Paradis 

ps : il y a plus de 500 mots dans cet article, à peu près autant que ce que j'écris tous les jours.

vendredi 11 mai 2012

La Danse du Lys tome 2 le safran démoniaque couverture

Voilà la couverture de la Danse du Lys 2 le Safran démoniaque. Elle se marie très bien avec celle du premier tome, d'où son choix.


Vous trouverez aussi les premières pages de ce tome, ainsi que celles du 3ème, gratuitement sur youscribe.


Et l'hymne d'Adalante, le Vent de l'Océan, Extrait du premier tome, la Dame en Blanc, en vent depuis Février 2012.


En attendant, voici la suite d'Exodus, le Mage de Lume postée sur Feedbooks :


N'oubliez pas que vous pouvez me suivre sur Twitter ; vous serez ainsi averti en avance de mes publications web, etc, et sur la page fan de la Danse du Lys.  

Actuellement, j'ai de nombreux projets en cours singuliers ; et malheureusement, je ne puis tout dévoiler sur le web. C'est bien dommage; qui sait, dans quelques années...

Bonne lecture.


"Mon histoire ne s'accorde ni à leur monde, ni à leur mode de vie; leurs vies et la mienne ne suivent pas le même chemin. J'ai un bien autre monde en tête, qui porte dans le même coeur son amère douceur et sa peine aimée, le ravissement de son coeur et la douleur de l'attente, la joie de la vie et la tristesse de la mort, la joie de la mort et la tristesse de la vie. En ce monde, laissez moi avoir mon monde, et être damné avec lui ou sauvé avec lui."

Gottfried de Strasbourg

"Quand Ils parlent d'espérances trompées,
De Tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater les coeurs;
leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air des cercles éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang."


Extrait de La Muse, d'Alfred Musset, tiré du recueil les Nuits de Mai