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mercredi 27 janvier 2016

Lunombre revient en numerique et quelques nouvelles de la dernière humaine

"La réponse est en toi. Cherche-la. Et une fois que tu la connaîtras, fais ton choix... Shaïn."

Parution de l'épisode 9 de Lunombre en fin de semaine, attendez-vous à de l'action et des révélations : de nombreux secrets et tout autant de mystères mis en suspens depuis les débuts de la série, sont dévoilés dans cet épisode. Nous vous conseillons une relecture des précédents au cas où... Même si un résumé agréable a été ajouté en début d'ouvrage, vous pourriez avoir manqué quelques petits indices.  Vous vous doutez de certaines choses évidemment, mais pas de tout... 

Petit rappel : le premier roman s'étale des épisodes 1 à 4; et le second, comptera les épisodes 5 à 9 lors de sa parution. 

Alors, le neuvième épisode clôt-il la série ? 
Eh bien, oui et non. 
Car voyez-vous, Shiven n'a pas encore atteint sa destination finale.
Et dans le cerveau de l'auteur, des images assez fascinantes s'entremêlent, des histoires de mechas, d'ailes et de...

Rien à voir avec la Dernière Humaine - ah et pour info, cette dernière explore actuellement une épave de vaisseau spatial de type colonial. Elle non plus, n'a pas fini son voyage intergalactique.   

Sur ces petites infos alléchantes, nous vous quittons - et vous souhaitons au passage, une joyeuse année 2016.

Allez, je retrempe la plume dans l'encrier.

G.N.Paradis.




 

mercredi 14 août 2013

Quelques notes l'épisode 6 de Lunombre

  Lunombre partagera ses maussaderies enthousiastes lors d'une excursion en territoires divins dans le sixième épisode en cours d'écriture. Il se concentrera sur le périple de Shiven et ses compagnons sur l'île du vent : terres de mystères et de savoirs perdus. En apprendre plus sur le passé, peut parfois sauver l'avenir ou l'enterrer... J'ai fait références à cette île et aux Chimères tout le long de l'épisode 5, non sans raisons. 
   La première Chimère bénigne est apparue dans le deuxième épisode l'ancienne garde: c'est une forme de vie fondamentale, naturelle et propre au monde de Lunambre. Certains animaux, à l'instar des humains, ont développé une capacité défensive spéciale. 
   Ceux qui ont lu, savent déjà que les dieux Astarès et Efirath prêtent à leurs "fidèles" (une chair à canon délectable si on en croit Zendan...) un don. Or comment font-ils ? Comment choisissent-ils leurs "élus"? Tous les humains ne sont pas capables d'user de ce don librement comme le Baron (1), par exemple. Vous aurez ces réponses de manière concrète (et assez horrifiante) dans les deux prochains épisodes.  
   Ce sera aussi l'occasion d'en apprendre davantage sur la faune et la flore, notamment les Limbes, le Sclens, les nouveaux personnages... Toujours un peu fous, les principaux, désormais trois, évoluent dans un bourbier d'événements démentiels. Chaque victoire s'arrache au prix d'un sacrifice.  

Je mets environ un mois et demi pour écrire, relire, réécrire et corriger un épisode de Lunombre. Le sixième a atteint les 15OOO mots hier ; il sera plus long que prévu, donc me demandera plus de temps d'affûtage ! Je le diffuserai peut-être fin Août. Sinon, ce sera en septembre. Le septième devrait suivre plus rapidement, étant donné qu'il se focalisera sur Arkane, une reine concubine et Artoror...

 En attendant ce voyage sur l'île du vent, où des Chimères s'écharpent lors d'une joute éternelle, une virée à Dorage s'impose ! (l'épisode 5, à découvrir ici : http://ventdelame.blogspot.fr/2013/07/lunombre-5-dorage.html )

Allez, j'y retourne ! 
Enfin, ça attendra demain, maintenant...

(1) personnage charismatique apparu dans Lunombre 1 la Flamme Bleue.

mercredi 19 décembre 2012

Lunombre 2 l'Ancienne garde

N’entendez vous pas les soupirs de la vie ? Des êtres vivants s’essoufflent au sein des lueurs pourpres du soir, face à des remugles de pollution voraces. Dans ces conditions, sauver le monde semble vouer à l’échec. Et c’est là où s’exalte le courage, où s’imprime le lien et où s’achève l’agonie.
    En ce monde, nous ne sommes que des petites particules d’énergie corporelle vouées à disparaître. Le feu, l’élément qui dispense la lumière et la chaleur ; pervertie, administre la mort. Et le liquide rouge, gorgée d’oxygène, qui s’écoule à travers le corps et le propulse, n’offre qu’un maigre répit.
     La flamme qui s’embrase le long de leurs lames, la trahison et l'horreur, Vile et shiven connaissent tout cela, mais ils n’ont aucune illusion. La fureur du combat ne s’évade qu’au firmament, et alors, vient la chute macabre, le déploiement des ailes, l’ultime acte belliqueux face aux abysses. Triste et poignante est la mort, alors que dire de l’éternité, une infinité de mort ? 

Suivez l'histoire de Shiven et de Vile, en un monde où les âmes humaines sont l'ambroisie des dieux. 

Résumé :

Île de Balfor, 175ème Lune d’Ambre
 

Vile et Shiven oeuvrent de concert au sein du monde de Lunambre. Malgré leur différence d’âge, un lien existentiel les unit l’un à l’autre. Ils partagent les mêmes souffrances et la même puissance, ce qui leur attirent de nombreuses inimitiés au sein de l’école des assassins. Le temps des révélations a bruissé ; mais l’œil de la Lune s’entrouvre, noir pâle, assoiffé de fureur. La folie vengeresse des dieux risque bien de dévorer l’avenir...

« Prenez-garde : sur Lunambre, vos âmes sont l’ambroisie des dieux… »

 Liens :

Bonnes lectures et bons partages !

mardi 18 décembre 2012

Lunombre 2

Ne ressentez-vous pas le frisson dans la nuit de notre savoir ? Ce tremblement inquiétant qui fait vibrer votre échine sensible. Qui vous fait songer, à qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Pourquoi suis-je là ?

   La vie ne fut pas un hasard.

   Au commencement, il n’y avait qu’une terre de roches mortes et froides arrosée d’astéroïdes. Un vaisseau vint : il ne ressemblait à nulle autre ; rond et d’ambre, il tournoyait dans les confins de l’espace et voyageait de monde en monde, en diffusant son énergie aux ténèbres ambiantes. Les divinités de la Lune d’Ambre façonnèrent la vie ici-bas. Que devinrent-elles par la suite ? Même les premiers nés de Lunambre l’ignorèrent. Dans les légendes, il fut écrit que les dieux tombèrent et périrent, une fois descendus à terre. 

   L’humanité surgit bien plus tard, à la recherche d’un espoir, d’une vie meilleure, d’un autre monde. Malheureusement, des êtres sombres évoluaient déjà sur ces terres, et virent d’un œil haineux cette arrivée inopportune.  

   La guerre non plus ne fut pas un hasard.

   Aucun des deux camps ne triompha… Depuis ce temps là, asservis, les humains vécurent dans un mensonge et une horreur quotidienne. Mais une flamme bleue, puissante et indomptable, fut la compagne des hommes lors de leur exil. Ce feu vivant les enchainait à leur passé et à leur histoire.

   Au pied d’une tour, un jeune garçon et son père mendiaient. Le premier s’appelait Shiven ; voici sa vie, quelques années après les terribles événements de la Flamme Bleue

Lunombre 2 l’Ancienne Garde, sortie prévue demain, quelques jours avant la fin du monde.

« L’ombre du rêve nait de l’abysse de l’âme,
Son étincelle créant au coeur, la flamme. »

lundi 10 décembre 2012

Lunombre vient



« L’ombre du rêve nait de l’abysse de l’âme,
L’étincelle créant au ciel, la flamme. »


Une porte ouverte sur un autre monde incarne l'idée même d'une vitre brisée : des morceaux éparts, fendus, aussi imbibés de vies que des tronçons de bières acérés. Il en va de même avec une histoire, aussi prompte à la brisure, qu'à l'horreur du temps qui s'incurve sur un sentier ténébreux. Enfin, même la nuit, une légère lueur peut embraser jusqu'aux cieux, à condition qu'orientée dans la bonne direction, elle se réfléchisse sur les bons débris... Quand on ne possède pas les armes face à l'adversité, on les cherche ailleurs, dans d'autres lieux, dans d'autres temps : là où le tranchant de la volonté brise jusqu'aux chaînes de la destinée, même sur les pas d'un personnage assassin, cheminant sous une lune d'Ambre... Là où les âmes humaines sont l'ambroisie des dieux. La série s'appelle Lunombre, et c'est pour bientôt...
 

dimanche 28 octobre 2012

Lunombre 1 La Flamme Bleue (extrait)



« Entrez dans mon monde et voyez : la vie demeure, ce sont juste les hommes qui meurent. »
Lunombre

Île inconnue, 172ème Lune

   La Lune d’Ambre escaladait les cieux de ses ailes agitées. Des perturbations se formaient sur ses pourtours, créant des halos orange sur les flots. Ces chocs de couleur arrosaient l’île obscure comme en plein jour. Des fleurs blanches bruissaient sous les déferlements du vent silencieux. Ce long tapis naturel s’épanouissait entre des arbres aux feuilles d’ambre. Un pied botté s’abattit brutalement au milieu des plantes, déclenchant une envolée de pétales blancs et fripés.
   Le Baron rejeta son long manteau gris sur ses épaules, et rabattit son chapeau à large bord uni et sombre sur ses traits livides. Un reflet de sourire parcourut le miroir qu’il tenait dans le creux de sa main. Il aimait s’y admirer de manière triomphale, lorsque d’égard, tout lui réussissait.
Plus loin, un monument ancien, dévoré par des peaux de lichens, se convulsait vers les cieux bleutés. Il s’agissait d’une aiguille d’un peu plus de trois mètres de haut, transportable par un être humain de forte carrure, comme son Second. Ce dernier suivait son capitaine d’une démarche d’assassin ; à la fois souple et vive. Son crâne chauve était environné de reflets jaunâtres.
   — Lonefey, déterre cette relique divine et emporte-la jusqu’aux navires, ordonna le Baron d’une voix rauque.
   L’individu enfila d’étranges gants métalliques, qui augmentaient sa force, au prix de quelques effets secondaires brûlants. Des cloques couvraient souvent sa peau brunie. Ignorant la douleur, Lonefey plongea ses bras dans le sol jusqu’aux coudes. S’arcboutant, il délogea brutalement le pilier de sa gangue terrestre millénaire.
   De la mousse, des pétales et des mottes de terre voltigèrent aux alentours. Le temps de reprendre son souffle et son équilibre, Lonefey posa un genou à terre. Il frôla son capitaine, puis se dirigea vers le navire. Le Pavillon des Dieux, tel était son nom, était amarré à fleur de rochers au milieu des vagues hurlantes de l’océan des Feux Glacés. Le Baron lui emboîta le pas d’un air satisfait.
Non loin de là sur la jetée, une vieille main ridée s’agrippait au pommeau d’une canne en Scélénium, un métal qui capturait l’énergie ambiante. Les doigts de cette silhouette bottée étaient tendus et blafards. Sa voix inquiétante évoquait un murmure diffus qui allait en s’amplifiant dans les tons caverneux.
   — Vous avez désormais en votre possession l’épine, Baron.
   — Nous l’activerons seulement lors de la purification du monde et de notre confrontation avec les dieux. En attendant ce jour béni où ils tomberont, j’utiliserai les pouvoirs de mes Aïeuls. Je combattrai mes opposants à armes égales. 
Une flamme rouge environnée de feux verdâtres s’agrippa à sa main libre.
   — Faîtes comme bon vous semble, mais n’oubliez pas notre marché, Baron. Si vous échouez…
   — Je perdrais jusqu’à mon âme ; je n’oublie rien, démon lunaire.
   Le Baron laissa son pouvoir se dissiper sur une mince fumée. Il reporta son attention sur son petit miroir. Un rictus de pure joie retroussa ses lèvres à sa propre vue.
   Certains êtres dominaient les autres grâce à leur charisme et leur supériorité mentale et physique. Mais tous les hommes, aussi faibles qu’ils soient, avaient leur utilité, même dans la déchéance ultime. La mort servait la vie. La loi divine du monde de Lunambre et de ses déserts de vies urbaines était inaltérable depuis des temps immémoriaux.

dimanche 2 septembre 2012

Vile de rentrée

   Avec la rentrée qui vient, les ombres bruissent au pied des murs du temps. Pas de doute, après 2012 vient 2013, et la fin, ce sera pour plus tard. Le monde deviendra noir et un dernier crépuscule éclairera l’horizon des hommes. En théorie. En pratique, des dates s’agglutinent depuis des décennies. Il y aura des changements, comme d’habitude ; la vie le veut ; en mieux ou en pire.
   Observez Vile, l’assassin, le personnage emblématique de l’éminence grise. Sa mission n’en est qu’une parmi des milliers : un ruban rouge est serré sur une poutre  et un autre, sur un pilier rouillé. Une pointe de commencement l’amène à une lame d’arrivée, rien de plus, rien de moins… Le facteur « chaos » chamboule tout ; le cycle évolue, les rôles s’échangent…
   VILE : Son réel prénom et son patronyme, il les a oubliés. Délibérément ou à cause d’une amnésie inexplicable ? Vous le saurez aux détours des textes suivants du monde de Lunambre. L’éminence grise représente un simple morceau du puzzle retraçant un moment routinier de son existence. Qu’a-t-il fait auparavant ? Pourquoi est-il là ? Ne voulez-vous pas le découvrir ?  Oublions-nous vraiment ? La vieillesse inhibe le souvenir, mais il ne le rend pas toujours aussi fade qu’on le voudrait… Et qu’en est-il de ses relations ? N’êtes-vous pas curieux ? Ne voulez-vous pas en apprendre davantage ?  

Tout vous sera révélé en temps voulu, mais prenez garde, sur Lunambre, vos âmes sont l’ambroisie des dieux.


Liens :

L'éminence grise 

 Sans oublier tous les personnages déjà créés du monde de Lunambre : Shiven, Ambre, Galabrielle, Jina, Jin, Eshen, la Dame Sans nom, Arthur, le mystérieux clochard, Âm, le Baron, Irme, Lonefey, Lunombre, Arkane, Vernat, Arkane, Arveine, Evin Artoror...

dimanche 19 août 2012

L'Éminence grise est le premier volet du Monde de Lunambre. Je précise qu'il s'agit d'histoire complète à chaque fois, c'est pour cette raison que nous ne parlons pas de série ou encore de tome. Peux-tu nous en dire plus sur le Monde de Lunambre et situer l'Éminence grise dans ce contexte ?

 Voilà les questions que j'ai reçu de la part des éditions Numériklivres, et auxquelles j'ai répondu ; en toute sincérité, avec une plume au coeur.

L'Éminence grise est le premier volet du Monde de Lunambre. Je précise qu'il s'agit d'histoire complète à chaque fois, c'est pour cette raison que nous ne parlons pas de série ou encore de tome. Peux-tu nous en dire plus sur le Monde de Lunambre et situer l'Éminence grise dans ce contexte ?

Lunambre est un projet récent dans mon processus littéraire. Les actualités des années précédentes et présentes m’ont vraiment servi de fondations lors de sa création. Ainsi, j’ai métaphorisé à travers cet univers, l’atmosphère de notre période actuelle, plutôt instable et incertaine, d’un point de vue économique, moral, social, religieux et humain. Ma sensibilité me pousserait même à dire qu’un vent de folie souffle sur notre monde et que nous atteignons parfois même des sommets sur l’échelle de la démence.
Beaucoup de rumeurs courent sur la fin du monde et sur un complot mondial, sans oublier toutes ces ressources qui s’épuisent, ces catastrophes naturelles, ces personnes qui perdent le peu qu’elles ont ou qui sont broyées par une société sclérosée et de véritables guerres économiques… Et si, tout cela n’était pas le fait du hasard ? Si quelqu’un, quelque part manipulait des fils auxquels nous serions enchainés ? Le monde de Lunambre s’est édifié sur cette idée ténébreuse, selon laquelle les êtres humains seraient des pantins entre les mains de puissances supérieures, que ce soient des dieux ou des gouvernements ; voire même un système sociétal.
En reprenant le Folklore moderne, j’ai ainsi façonné un monde dur et impitoyable, à la fois proche du notre, du fait de sa technologie et de son époque, et éloigné, puisqu’il s’agit bien d’un autre monde.
A l’effigie de tout cela, Lunambre est un univers de roche et de métal ; froid et artificiel. Ses plaques tectoniques n’évoluent pas sur des mers de magma ; si bien que la chaleur qui émane de son sol, est due à autre chose.  Le monde est séparé en trois zones distinctes ; celles explorées par les êtres humains, immenses, et une autre, composée de millions de petites îles. Les hommes ne sont - ou devrais-je dire, n’ont pas été les seuls à fouler ces terres… La Lune d’Ambre domine tous les horizons de Lunambre, au point de jouer sur son atmosphère, ses marées, ses saisons, ses civilisations et sa gravité. Cet œil céleste passe par différentes phases, (le Duo, le Tiers et le Quart). On parle ainsi d’années Lunaires, de « Lune d’Ambre » ou de « Lune ». Sans vouloir trop en révéler, sa lumière a un effet spécial sur certains êtres humains ; chose qui n’est pas aussi évidente qu’elle n’y parait. Vous ne trouverez ainsi pas de véritable magie théorisée sur Lunambre, mais plutôt des pouvoirs psychiques, spectaculaires par moment, d’autres fois plus discrets ; en tout cas, liés à des effets naturels ou matériels.
L’Eminence Grise s’est élaborée sur ce climat d’incertitudes et d’artifices, à la manière d’un jeu de piste sanglant et démentiel. L’action se déroule sur l’île d’Exal, située elle-même en périphérie des nations « moteurs » de Lunambre. Vile, le personnage principal, est déjà un vieil assassin, lorsque débute cette histoire. A l’effigie de Lunambre, il est impitoyable, sombre, résolu et surtout, usé. J’ai mis l’accent sur son humanité, son âge, tout en distillant quelques informations sur son passé.
Pourquoi, moi, qui suis jeune, ai-je choisi un vieux ? La question a pu vous effleurer l’esprit, alors je la pose, c’est important. En effet, ce cycle de Lunambre a été bâti autour d’une rencontre entre les générations. L’Eminence Grise a par conséquent une triple fonction, vous dévoiler le contexte, vous divertir et vous présenter Vile, en action. Logiquement, vous vous doutez que le second volet distillera quelques informations supplémentaires, notamment sur le monde, tout en vous présentant un autre personnage, plus jeune…
Chaque volet de Lunambre révélera des points clefs d’une intrigue globale, à différentes époques proches, tout en dévoilant d’autres aspects du monde. Autre originalité de la série, vous pourrez la lire dans n’importe quel ordre : la narration de Lunambre n’est pas linéaire ; plutôt tridimensionnelle (au moins !: )).  

Liens vers les autres questions :


interview réalisée le 8 Juin 2012.

Quels sont vos maîtres en pensée, comment es-tu arrivé à écrire de la Fantasy, entre autres, est-ce la première fois que tu publies ?

Voilà les questions que j'ai reçu de la part des éditions Numériklivres, et auxquelles j'ai répondu ; en toute sincérité, avec une plume au coeur.

Quels sont vos maîtres en pensée, comment es-tu arrivé à écrire de la Fantasy, entre autres, est-ce la première fois que tu publies ?
En toute franchise, je n’ai pas réellement de maîtres en pensée. Dans la vie, comme en littérature, je cherche avant tout à cultiver ma singularité, à étancher ma soif créative et surtout, à penser par moi-même. Bien sûr, la lecture et l’écoute d’autrui sont essentielles dans ce processus d’épanouissement mental et personnel. Les idées et les concepts, je les incorpore et je les redéploye sous des formes différentes, propre à ma vision de l’existence et aussi, de la littérature. Ainsi, je ne saurais guère qui vous citer. Pourquoi celui-ci, plutôt que celui-là. (Quoiqu’actuellement, mon maitre à pensée soit celui qui dirige cette interview. : ) )
La fantasy fut le socle de mon évolution scripturale. J’y suis tombé tout jeune, notamment grâce aux livres dont vous êtes le héros et au jeu de plateaux type Héros Quest. J’écrivais déjà de la fantasy en primaire, sans savoir que j’en écrivais. Dans les années 90, en France, on ne séparait pas science fiction et Fantasy dans les rayons des librairies et des grandes surfaces. Ainsi de 13 à 17 ans, j’ai écrit la première quadrilogie de la Danse du Lys, dont le premier tome est paru en format papier en début d’année. Je devrais avoir terminé le cinquième tome bientôt, et attaqué le sixième avant fin 2012 ; le deuxième est chez l’éditeur.
Peu à peu je m’éloigne de la Fantasy traditionnelle qui a marqué ma jeunesse, pour des destinations plus urbaines, quoique vastes. Je développe ainsi mes univers de manière à les rendre plus matures, plus sombres, aussi ; même si celui de la Danse du Lys, Andalénia, est déjà très vaste et puissant.
Et enfin, je passe au numérique avec Lunambre – tout en gardant une lame dans le papier. Pour le moment, il me semble important d’avoir une épée de chaque côté de la ligne ; Vile ne vous dira pas le contraire…

 Lien vers les autres questions :

C'est la question incontournable, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes à nos lecteurs ? 

L'Éminence grise est le premier volet du Monde de Lunambre. Je précise qu'il s'agit d'histoire complète à chaque fois, c'est pour cette raison que nous ne parlons pas de série ou encore de tome. Peux-tu nous en dire plus sur le Monde de Lunambre et situer l'Éminence grise dans ce contexte?

interview réalisée le 8 Juin 2012.

C'est la question incontournable, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes à nos lecteurs ?

Voilà les questions que j'ai reçu de la part des éditions Numériklivres, et auxquelles j'ai répondu ; en toute sincérité, avec une plume au coeur. 
 
C'est la question incontournable, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes à nos lecteurs ?
 
L’art de la présentation est toujours délicat et difficile. Voire traumatisant. Je me souviens de ces fameuses présentations en anglais, à l’oral, où droit comme un piquet, je forçais mes tristes cordes vocales, à entonner quelques mots. Et que ce soit une langue étrangère n’en était pas la cause principale : les mots ont cette fâcheuse et sadique tendance de ne pas venir à mes lèvres, lorsque j’en ai le plus besoin. On discourt toujours sur le principe de la page blanche, mais personne ne parle-t-il donc jamais de la voix blanche ? Celle qui reste muette, alors qu’on la voudrait forte ? Ma timidité ne m’aidait certes pas dans ce processus ; j’avais peur qu’on m’écoute ; aujourd’hui, j’ai peur qu’on ne m’entende pas. D’un côté comme d’un autre, la discussion semble plombée de balles.  Alors, pour retenir les mots, rien ne vaut l’écriture. Il faut croire que je suis un garçon assez malin, même si en l’occurrence, j’ai oublié que des histoires imaginaires ne faisaient pas des présentations sérieuses. 
 Comme vous le constaterez, je suis un jeune homme d’à peine 23 ans. Très tôt, vers huit-neuf ans, j’ai su qu’écrire des histoires serait mon souffle vital. Et je ne me suis pas trompé ; en une dizaine d’années, j’ai rédigé une dizaine de romans, une centaine de poèmes, de nombreuses nouvelles et même récemment, des scénarios. Après un bac littéraire, je me suis orienté sur un parcours de lettres modernes et d’arts du spectacle (cinéma) à la fac, plus pour gagner du temps, que par véritable envie, j’en ai bien peur. J’y ai acquis quelques techniques scénaristiques, tout en m’inspirant grâce aux films. En effet, je me suis servi de toutes ces années d’étude pour accroître mes capacités créatives et étendre mon rayon d’approches narratives. J’ai toujours su où j’allais et ce que je voulais, notamment en écriture. Malheureusement, il a fallu que j’arrête les études, pour recevoir mon premier contrat d’édition, à un moment, où j’étais telle une loque, saisi entre deux vents ténébreux.
Après un échec en 3ème année,  j’ai opéré un virage : dans la vie, comme dans l’écriture, il faut savoir se réinventer. Et je m’y efforce chaque fois que je prends la plume, quitte à être drastique ou dur envers moi-même. Je sors tout juste d’une période plutôt sombre, durant laquelle j’ai dû me battre pour avancer un brin, et Lunambre en est le reflet littéraire.
Pour toute question plus personnelle, je me ferais un plaisir de vous répondre en privée. Je suis quelqu’un d’ouvert, quoiqu’un peu rêveur, mais je saurais vous prêter une oreille attentive.
 
interview réalisée le 8 Juin 2012.
"Mon histoire ne s'accorde ni à leur monde, ni à leur mode de vie; leurs vies et la mienne ne suivent pas le même chemin. J'ai un bien autre monde en tête, qui porte dans le même coeur son amère douceur et sa peine aimée, le ravissement de son coeur et la douleur de l'attente, la joie de la vie et la tristesse de la mort, la joie de la mort et la tristesse de la vie. En ce monde, laissez moi avoir mon monde, et être damné avec lui ou sauvé avec lui."

Gottfried de Strasbourg

"Quand Ils parlent d'espérances trompées,
De Tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater les coeurs;
leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air des cercles éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang."


Extrait de La Muse, d'Alfred Musset, tiré du recueil les Nuits de Mai