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jeudi 27 janvier 2011

Les sous genres de la Fantasy - tiré de mon ancien blog

  Le plus connu est sans aucun doute l'héroic-fantasy. Le héros est souvent seul et plutôt violent ou taciturne. Il combat le mal à travers des royaumes par monts et tempêtes, et se la joue grand héros indestructible parfois. Souvent, il essaye de se dérober à sa destinée par la fuite, mais tout finit par arriver quand même. Je pourrais citer comme oeuvre Conan le Barbare, là vous voyez tout de suite le style du personnage ! Contrairement aux idées reçues, le Seigneur des Anneaux de Tolkien n'est pas uniquement de l'heroïc-Fantasy.

   C'est aussi de la High-Fantasy. On y trouve souvent un groupe de héros parcourant un vaste monde en quête d'un objet par exemple. les personnages se partagent la tâche et se protègent les uns les autres lors de leur mission. Contrairement aux héros d'héroic-fantasy, ils se complêtent les uns les autres et sont loin d'être indestructibles ! La magie y joue un grand rôle le plus souvent, mais c'est toujours dans le but de combattre le mal. Un roman de High-Fantasy se termira bien la plupart du temps (sauf exception !).   Cependant, pour faire de la bonne High-fantasy, il faut créer des tâches si difficiles à accomplir qu'elles en paraissent impossible à réaliser. Ce sous genre est par conséquent riche en rebondissements et en batailles. Mais attention, les mauvais personnages (si je puis dire parce qu'ils ne le sont pas toujours complêtement) sont acharnés et pour le moins très puissants. "Combattre le mal, n'est-ce pas jeter la facilité aux orties et lever son bras livide contre les ténèbres ?" Les héros sont toujours mis à rude épreuve...

  Pour terminer aujourd'hui, je vais vous présenter succinctement la Dark Fantasy, tout le contraire de la High, en fait. Les héros sont souvent fatigués, abbatus, sur le point de s'écrouler. Le mal joue avec eux jusqu'à leur faire perdre tout espoir et toute chance de réussite. En somme, les héros ne peuvent pas vaincre le malin malgré tous leurs efforts et finissent par en mourir. Trahisons et complots se multiplient et l'ennemi semble surgir de toute part. La mission est conduite à l'échec dés le départ et le mal triomphe dans le sang. Un sous genre pas tellement optimisme...

   Me revoilà fraîchement pour continuer de vous parler des sous genres de la Fantasy. Quoique le mot ne soit peut-être, en définitive pas bien choisi... Enfin, peu importe, les aléas du temps n'empêcherons personne de lire ce qui va suivre. Ni de l'écrire, d'ailleurs, c'est bien pour cette raison que je suis là.

   Passons tout de suite aux choses sérieuses avec la définition de la Romantic-Fantasy. Comme son nom l'indique, elle est romantique. (je sais, c'est bête, dit comme ça, mais il faut bien commencer par quelque chose ! ) Le plus important, c'est de savoir que les personnages féminins ont un impact très important dans ce sous genre. On ne parle plus de héros, mais d'héroïnes qui sont littéralement indépendantes, notamment des hommes. Oh ! attention, n'allez pas croire que ces femmes soient pour autant des garçons manqués à la Xena ! 

Non, elles ne perdent en rien leur féminité et au contraire, la font resplendir, si je puis dire. Sauf qu'elles ont des pouvoirs magiques et des responsabilités qu'on accorde le plus souvent aux hommes. Figurez-vous d'ailleurs qu'elles s'en sortent très bien, même parfois mieux que nos balourds héros masculins. J'utilise cet adjectif parce que personne n'imaginerait un héros d'Héroïc-fantasy dépeint à l'eau de rose. (On imagine mal Conan jouer les romantiques...). Tout ça pour dire que la romance de ce sous genre lui octroie un sens profond et apporte quelque chose de plus à la Fantasy elle-même à ne pas négliger.

   Je pourrais vous parler d'autres sous genres comme la Fantasy mythologique en rapport avec les anciens ou de la Fantasy historique ( je pourrais même vous donner des exemples d'oeuvre), mais je juge ces quatre derniers sous-genres que sont l'Heroïc-Fantasy, la High-Fantasy, la Dark-fantasy et la Romantic-Fantasy les plus répandus à ce jour et donc les plus intéressants. En effet, si vous décidez un jour de lire de la Fantasy (ou que vous le faîtes déjà), vous tomberez obligatoirement sur l'un d'eux. Cependant attention, ces sous-genres sont quelques fois mélangés. Un écrivain fait (pardonnez moi l'expression !) de la Fantasy à sa sauce. Le genre lui-même est l'un des plus libres à ce jour.

"Libre est l'artiste sa plume en main. Sa gloire, il la trouve devant une page blanche devenue vivante par sa volonté de créer un univers qui lui ressemble et vous ressemble. Une tendre lueur de rêve épanouie dans vos prunelles, un rire ou des larmes, un simple sourire... N'est-ce pas là le plus beau cadeau que l'artiste puisse faire au monde ? Et le plus beau que vous puissiez lui faire en retour ?"  G.N.P.

article rédigé le 28/06/2007 15:38:52 et 01/07/2007 00:33:59 ;

jeudi 18 mars 2010

Carnets Légendaires, archive II

Je me souviens de la première nouvelle que j'ai envoyé à un concours, j'étais en quatrième ou en troisième. Elle se nommait, Le Treizième Coup de Minuit. Les dates sont importantes, je m'étais lancé dans la première version de La Danse du Lys en quatrième. Version qui n'a, il me semble, jamais été tapée sur un ordinateur. Je viens de vérifier. Elle doit séjourner dans ma malle ou dans une boîte à chaussure bleue. La vieille, bosselée, où se trouve entre autre la version rédigée du Treizième Coup de Minuit, la première. 
J'ai décidé de publier cette nouvelle sur ce blog, sans la toucher, sinon au niveau de la mise en forme. J'adorais  les points de suspension au collège, comme vous pourrez le constater*. Quant à l'intrigue, elle était brouillonne; mais je me souviens encore de l'état dans lequel j'étais en écrivant ; angoissé et enragé. Avant de l'envoyer, j'en ai atténué la violence, et les jaillissements de sang; vous aurez droit à la version censurée. Je posterai peut-être l'autre version, après l'avoir tapé. J'ai l'impression de lire un agglomérat de tout ce que j'ai écrit par la suite, en quelques sortes.

Il me reste encore des textes de cinquième, de sixième et de CM2. j'ai même encore mon tout premier poème, écrit en CM1. Je ne mettrais sans doute pas tout sur ce blog, mais c'est toujours amusant de retrouver des vieux textes, comme on retrouverait des pans de passé, des périodes d'enfance.

*Sans parler d'une utilisation approximative du vocabulaire.

samedi 13 février 2010

Heros Quest, celui qui a nourri mon imaginaire de petit garçon

J'adore les jeux de rôles et de plateaux depuis ma plus mélancolique enfance. Oui, vous allez en savoir plus sur moi, qu'importe; on n'est pas à quelques loisirs près. Bref, j'ai commencé avec Heros Quest, un vieux jeu de plateau avec un barbare, un nain, un elfe et un enchanteur. Mon préféré, c'était bien entendu, l'enchanteur et ses sorts de feu, d'eau, d'air et de terre. J'ai même la version anglaise avec une immense quête en quatre plateaux, qu'on a jamais pu finir par faute de joueur et de temps.

Vous allez en apprendre davantage, désolé ! En effet, c'est l'écriture qui m'a mené à la lecture; pas l'inverse, comme ça a l'air d'être souvent le cas. Et on peut ajouter, que ce jeu de plateau a nourri mon imaginaire de petit garçon.

Je m'arrête là avant d'en révéler davantage.

vendredi 22 janvier 2010

Carnet Légendaire Archives 1 - Tâche & Genèse - conclusion

J'aurais pu en vouloir à la terre entière d'être arrivé un peu trop tard; alors que déjà, des milliers d'autres écrivains surgissaient, leurs manuscrits sous le bras, enthousiasmés par H.P. et S.D.A. J'ai affronté vaillamment mes craintes, d'être comme qui dirait, un opportun de plus; j'ai pris ma plume à nouveau, recorrigé une ultime fois, puis envoyé.

Une réponse a justifié mes élans de frayeur : certes, mon style était fluide, mais l'histoire, trop du déjà vue. J'étais déjà au courant, bien sûr, mais j'espérais que le traitement, un brin original, ai-je supposé, me donnerait une chance.

Ceci m'a amené à commettre une deuxième erreur; songeant au manque d'originalité de la Danse du Lys, j'ai décidé de ne plus écrire de fantasy jusqu'à nouvel ordre. En effet, mon constat était simple et sans appel; trop de manuscrits, plus de difficulté à attirer l'attention; trop de publications fantasy, peu de chance d'émerger dans la masse.

Alors, j'ai écrit une histoire originale, à la Quent' comme aurait dit certains de mes amis; mais malheureusement, je l'ai soumise trop rapidement. La peur d'être à nouveau rattrapé par la foule d'écrivains en herbes qui continuent de se presser en masse contre les portes de l'édition, a été plus forte que ma résolution à prendre mon temps. J'ai compris mon erreur récemment; car cette fois-ci, l'histoire était certes original, mais mon style trop juste. Je l'écris ici avec humilité, j'ai été trop pressé, et surtout, j'ai eu peur de ne pas y arriver.

Mais rien n'est perdu; il ne me reste plus qu'à me remettre au travail, avec détermination.

Sur cette dernière affirmation pleine de bravoure, bonne soirée !

Carnet Légendaire - Archives 1 - Tâche & Genèse - introduction

Je me demande par où commencer... La genèse de la Danse du Lys ? Mon tout premier envoie à l'âge de  16 ans ( si mes souvenirs sont exacts !); où j'ai dû traverser Lyon pour récupérer mon manuscrit ? J'ai déjà tout dit dans la question; surtout que je n'étais pas à pied; inutile de changer une promenade d'agréments en périple héroïque. 

En revanche, je pourrais vous parler du voyage de ce premier manuscrit, que je possède toujours; et où j'ai laissé une mèche de cheveux que je suppose appartenir à mon ex. Il faut savoir aussi qu'une de mes profs de français a comme qui dirait, corrigé les fautes, tout en buvant un fin breuvage. Je suis certain qu'elle a renversé son café ou je ne sais qu'elle jus de pomme ou thé, si ce n'est dessus, au moins à côté. Bref, cette magnifique tâche à l'arrière de mon manuscrit pourrait en faire la genèse.

Tout comme moi et mes illusions d'enfance, il a ramassé. Il a vécu; il est désormais mort, étendu au fond de ma malle, avec mes rêves d'amour indéfectible. Mais j'ai retravaillé mon texte, durant trois ans, jusqu'à ce fameux jour de mes dix-neuf ans, où je me suis dit; c'est bon, arrête d'essayer de ressusciter ton histoire; contente toit juste de la rafistoler avec du ruban adhésif; puis envoie la !

Ce que j'ai fait, en vain, dépassé par mes deux millions de signes, ma trilogie et mon espoir que ce fût ma première publication et le fait que j'avais déjà prévu au moins neuf tomes. Et là, en cherchant des maisons d'édition, en parcourant des forums, je me suis aperçu, que tout le monde se mettait à écrire de la fantasy. Autant dire que la douche a été glaciale. Comment pourrais-je passer avec mon récit classique et fantaisiste d'adolescent rêveur ?

La suite

mardi 19 janvier 2010

Carnet Légendaire (archives - prologue)

Je crée cette partie "archives" pour partager avec vous mes expériences d'anciens envoies. Notamment celle d'une trilogie de fantasy qui dort dans ma malle, La Danse du Lys, en attente du jour où je serais assez connu pour la faire publier. Il faut parfois renoncer un temps à une histoire sur laquelle on a travaillé pendant des années, sans faillir, résolument et de manière passionnée. Disons que ces deux millions de signes, je les porte sur mon dos; je n'écris jamais en vain, toujours par nécessité. Il en allait de même pour La Danse du Lys, dont vous pouvez trouver le début (s'il y est encore) sur le forum de Bragelonne ou d'autres. Pour ce qui s'agit des volées critiques, je n'ai jamais hésité à en recevoir, même si elles sont plutôt négatives, tant qu'elles sont justes et respectueuses. En revanche, j'ai toujours répondu aux critiques méprisantes de manière violente, sans préavis, et je le ferais encore dans le futur. Il existe, en effet, une différence de ton que je perçois instantanément. (par critique, j'entends un "parce que" ou une "remarque sensée" quelque part, sinon, ce n'en est pas une.) 
Je ne me suis jamais attendu à recevoir des louanges; un écrivain sensé s'encourage lui-même à se surpasser lorsqu'il prend note d'une critique négative ou de points noirs ; bien que je sois heureux lorsqu'on me dit "j'aime ce que tu as écrit" ou encore, le fameux "c'est génial, j'adore", je reste toujours les deux pieds sur terre. Certains ont parfois vu de l'arrogance dans mes démarches, en réalité, j'affirme juste ma passion et ma volonté à lui donner un sens. Qui plus est, on obtient rien en restant dans son coin; il faut parfois bouger...

Sur ce, bonne soirée, je suis affamé.
"Mon histoire ne s'accorde ni à leur monde, ni à leur mode de vie; leurs vies et la mienne ne suivent pas le même chemin. J'ai un bien autre monde en tête, qui porte dans le même coeur son amère douceur et sa peine aimée, le ravissement de son coeur et la douleur de l'attente, la joie de la vie et la tristesse de la mort, la joie de la mort et la tristesse de la vie. En ce monde, laissez moi avoir mon monde, et être damné avec lui ou sauvé avec lui."

Gottfried de Strasbourg

"Quand Ils parlent d'espérances trompées,
De Tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater les coeurs;
leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air des cercles éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang."


Extrait de La Muse, d'Alfred Musset, tiré du recueil les Nuits de Mai