Affichage des articles dont le libellé est journal de bord. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est journal de bord. Afficher tous les articles

dimanche 15 septembre 2013

Partage d'un petit moment de corrections et de relectures sur Lunombre 6

Je souhaitais partager un petit moment de "relectures, corrections" avec vous :

[...]Rien au monde ne guettait plus l'être humain que la mort. Elle le poursuivait dans sa réalité quotidienne, (3) à chacun de ses pas. Il était si simple de disparaître (2), si difficile de vivre, si facile de tomber, si ardu de se relever au milieu des ossements de sa perdition (4). La tentation de se fracasser(2) en contrebas devenait(2) insistante(2). (5)Le vide (3) tendait les bras à Shiven ; sans le secours de sa main et sa souffrance qui s'intensifiait, il aurait peut-être lâché prise. Mais (1) le suicide était l'échec ultime duquel on ne se remettait jamais. 
(6)"La vie déborde de possibilités ; la mort de leurs absences."songea-t-il.
Le Coeur de Shiven tambourinait, un rappel implacable de l'existence ; il respirait encore malgré son état de faiblesse. 
Il avait déjà connu bien pire. [...]

Dans ce passage, où j'aurais encore un peu de travail de finition, voilà ce qui a été fait :

- (1) suppression d'environ 35 mots, soit deux phrases ;
- (2) deux mots ont été changés par leurs synonymes,
- (3) La fin d'une phrase a été simplifiée,
- (4) un effet de style a été rajouté,
- (5) cette phrase a été développé et précisé pour une meilleure compréhension,
- (6) cette phrase, une pensée de Shiven, a été déplacé d'un autre paragraphe. (J'hésite encore à la placer là.)

Une véritable "correction" est un long processus de remise en questions qui nécessite de la réflexion, de la mise à distance et du bon sens.  
Il faut que l'histoire soit compréhensive pour n'importe qui ou presque, éviter les lourdeurs, les incohérences, simplifier (ce qui ne signifie pas appauvrir ou forcément raccourcir!(1)) tout en gardant sa patte personnelle (via les métaphores ou les comparaisons, etc) et fluidifier le texte. 
Les corrections orthographiques et grammaticales contribuent à la lisibilité du texte, mais elles ne suffisent pas à sublimer l'histoire. Paradoxalement, ce sont les moins nombreuses et pourtant celles dont on parle le plus !

Malheureusement, je n'ai pas eu droit à une correction professionnelle de ce genre-là ; sauf lors de la parution ma nouvelle dans l'anthologie "Et il est descendu par la cheminée", grâce à l'association Fan2Fantasy.
C'est la seule fois où j'ai été en contact avec une correctrice professionnelle qui m'a permis de sublimer encore davantage une histoire, 'l'ultime offrande de Fleur". J'ai appris beaucoup de nos échanges, notamment sur la méthodologie. 

Actuellement, j'ai relu et corrigé (sur support papier) environ 60% de l'épisode 6 de Lunombre. Ensuite, viendra la phase de report des corrections sur écran.

(1) voir mon article court sur  La simplification littéraire

vendredi 22 février 2013

Damnation 8 le retour du Corbeau

Oyez-oyez, la suite des aventures des apprentis de Lume, de Silarôn Belor et de ses compagnons. Certains vont vouloir m'écorcher vif pour le final de ce fragment de roman. Alors, voilà ma révélation : je compte réécrire la "partie 9, le retour du vautour" avec un style plus "actuel", ce que je n'ai pas pu faire jusqu'à présent. D'où ce coupage abrupt. 
J'ai compensé comme j’ai pu les faiblesses du roman originale, la faute à une rapidité de rédaction qui frisait l'indécence. Je rappelle que Damnation se déroule dans le même univers que la Danse du Lys : Andalénia. Et que seul le 1er tome a été terminé en 2006. D'où mon intention prochaine de finaliser l'aventure ; quitte à vous la fournir morceaux par morceaux durant l'année 2013. Bref, le 9ème marquera la fin du tome 1 original... Promis, ce ne sera qu'un diptyque.
 
Le voilà en ligne, gratuitement : Téléchargez Damnation 8 le Retour du Corbeau

Bon partages et bonnes lectures !

lundi 21 janvier 2013

Carnet légendaire 22

Orbe de Désespérance,
Flux d'indifférence
épouvantables augures,
Délicieuses aventures.
Atroces migraines.

................................................................

   La Danse du Lys tome 6 avance petit à petit, avec une constance favorable à l'écriture.  L'histoire suit son cours à travers des complots surnaturels et politiques, doublés d'une révolution : du sport neuronal en perspective. La trame se déroulant à trois endroits différents, je me demande de quelle manière ma plume va mêler le tout. 
   En Elonéa, un empereur d'une puissance énorme, dirige son royaume d'une main douce et affutée. Il ne tyrannise pas le peuple, le peuple se tyrannise tout seul en son nom. Les rebelles, il en fait des alliés, et suit un code d'honneur qui fera pencher le doute de la foule en sa faveur. La seule chose qu'on pourrait lui reprocher, ce serait son pouvoir et son don pour manipuler son prochain.  
L'aspect "bien mal" sera complétement chamboulé dans le cycle 2 de la Danse du Lys, soit à partir du tome 5. Ce qui pose quelques soucis aux héros et héroïnes ; surtout quand vous avez plusieurs manipulateurs à portée de mains et aux buts dissemblables. Ajouter au milieu de tout cela, la Kabale, les Walkyria, les Felmor et Orden... Le monde d'Andalénia est riche en références ; la Danse du Lys étant un éloge à la fantasy et à la mythologie. 

  Le jeune garçon que j'étais, le souhaitait.

  Tout cela ne m'empêchera guère d'écrire la suite de Lunombre et de Ragnarok... Et d'autres histoires, en cours ou à venir, dont je ne parlerai pas pour le moment.
  Le temps suit son cours et n'attend personne !







 

mardi 9 octobre 2012

Des gants et du partage

   Une paire de gant chaud dans la froideur d'une nuit d'hiver, voilà ce que doit représenter une histoire. Rien de plus, rien de moins, qu'un échange de chaleur par les mots. C'est ce qui donne du sens à l'écriture,. Vous l'avez peut-être constaté aux détours d'une feuille blanche, j'ai décidé de me jeter dans le lit sauvage de l'édition numérique. Pour partager mes histoires, pour ma santé mentale et pour faire acte de présence. Ni plus, ni moins ; je n'attendrai pas toute ma vie, face contre terre ou au pied de la faucheuse, à observer les actions ou les inactions d'autres personnes. 

   Surtout en ce qui concerne mes écrits ; du travail, de la sueur, de la colère, des larmes et de la résolution, de l'acharnement. J'ai eu mon premier retour de lecture sur la Danse du lys lors de mon passage à Octogones. En direct. Par des personnes. Oui, des vraies, en chair et en os. Il en est ressorti de bonnes appréciations dans l'ensemble - ils m'ont dévoilé un coin de style à affiner, et je les remercie aussi pour le pointage de cette fameuse harpe*.

   Au bout d'un certain temps, il faut savoir prendre son destin en main et affronter quelques lames de vents. Persister, au milieu des tourments, du chaos et des vagues à l'âme. Pas seulement pour soi ; je n'écris pas des histoires dans le but de les réciter devant mon miroir. 

Ce serait terriblement narcissique, puéril et absurde. Enfin, sauf, s'il y a quelqu'un d'autre de l'autre côté du dit-miroir. Là, c'est tout de suite plus humain...

* vous comprendrez de quoi je parle en lisant le premier tome de la Danse du Lys.


ps : Ne manquez pas le Ragnarök, demain.


dimanche 23 septembre 2012

Ventelarme (extrait)


 Un nouvel extrait d'un roman en cours d'écriture :

 La température chutait peu à peu. L’éclat de la Lune ne suffisait pas à fournir un brin de chaleur à l’inconnu emmitouflé dans un lourd manteau couvert de crasse. Malgré tout, une lampe à gaz brillait faiblement non loin de sa main froide, fournissant un semblant de chaleur à son corps sur le point de mourir. Cet individu sans nom ne sentait déjà plus son bras gauche, et sombrait peu à peu dans un océan de noirceur et de bien être. 
   Qu’est-ce que la mort quand on n’a pas vécu ? Sans doute, pensa l’inconnu, quelques regrets et du déjà vu. Sous ce pont, bercé par les flots d’un fleuve indifférent, dans un monde où personne ne s’observe sans se juger ou se mépriser, se jalouser ou bien même s’aimer, un illustre inconnu à l’agonie allongé dans la vermine ne ferait pas trop d’émules. Peut-être en parlerait-on dans la presse pour montrer du doigt un fait tout à fait banal durant l’hiver depuis des années; et peut-être même un personnage haut placé dirait-il toute sa sympathie pour tous ces êtres éjectés de la société, qui mourraient pendant que lui-même chantait ses discours pour la énième fois, sans se douter une seule seconde que c’était là une entreprise grotesque.
   Le dialogue n’existait pas. Néanmoins, l’inconnu, dans un léger sourire, se souvint d’une jeune bénévole revêtue d’un long manteau noir, de ses paroles bienfaisantes qui lui faisaient se souvenir de son humanité. Oui, lui-même était un homme, certes esseulé et sans le sou, abandonné; mais il restait tout de même un être humain, pas un animal mourrant de froid sous le couvert d’un arbre nu.
   Il emporterait ce souvenir chaleureux avec lui, comme il emporterait sa haine et ses remords. Comme il maudirait cent fois cette terre où la vie représentait si peu de chose qu’on hésitait à dépenser assez pour la protéger durant l’hiver.
   Un rayon de Lune resplendit sur les eaux, et une silhouette obscure et très large s’y matérialisa sous la forme d’un ange aux ailes noires. L’inconnu crut qu’il avait là une hallucination, comme il en avait eu tant d’autres durant certains hivers passés en solitaire sous ce même pont. 
   La créature parut effleurer les eaux en se dirigeant vers lui, et elle vola jusqu’au rebord pavé de la berge, tout en demeurant dans l’ombre. En d’autres circonstances, ce fait aurait été impossible, surtout avec l’éclat de la Lune et de certains réverbères en surplomb, mais un homme se mourrait et chose surprenante, cet inconnu ailé lui tendait la main.
   Très peu de personne, voir aucune, ne lui avait fait un geste aussi direct et innocent durant toute sa triste vie. Il souleva son bras droit, et tremblant, mais ce dernier retomba avant d’atteindre les doigts frêles tendus vers lui.
   L’inconnu était mort. La silhouette angélique s’avança de quelques pas et toucha le front glacial du corps. Alors il dit ces mots, dans une langue inconnue, mais néanmoins compréhensible pour tous les êtres humains.
   « Ton vœu sera exaucé; je maudirai cent fois ce monde, avec toi. » 
L’inconnu aurait dû se douter qu’il devrait même payer en échange de quelques pensées agonisantes, au milieu des brumes navrantes d’un autre monde. 
..............................................................................
Cet extrait est encore au stade de Ier jet. En un seul tome ; Ventelarme mélange les genres. Il se déroule à la fois dans la réalité et sur un autre monde en flammes... (rédigé à hauteur de 25 500 mots) 

J'ai eu un blocage entre temps, et j'ai peiné à remonter la ligne. : )

A suivre, un jour ; seul le premier tome de la Danse du Lys et la Ière partie du monde de lunambre ont été publiés pour le moment. Je vous invite à vous les procurer. : )

mercredi 12 septembre 2012

Extrait du Tome 5 de la danse du Lys

Voilà du premier jet, méfiez-vous, ce ne sera pas le dernier :

   Le col de l’Au-Delà avait été détruit par un véritable déchaînement élémentaire. Des éboulis recouvraient tout le fin lacet entortillé. Quelques nuages de débris stagnaient encore au dessus du nouveau pic qu’était devenu le passage. L’une des montagnes avait été ouverte par le poing de la tempête, si bien qu’une large crevasse remplaçait son sommet pointu. Le fond en était entièrement lisse, comme la coquille d’un œuf. Les armées d’Adalante avaient glissé dans un cliquetis de ferraille jusqu’au fond de la fosse. Le commandant des chevaliers d’Aliana avait ignoré son homologue féminine, traversé à vivre allure, et disparut de l’autre côté, rejoindre sa Dulcinée guerrière. 
   De leur côté, la chasseresse et son groupe d’exilés n’avaient pas tardé à retrouver la trace de Céline et des jeunes apprentis Protecteurs. 
   Déployant ses troupes hétéroclites, sur une vaste distance, elles avaient couvert assez de terrains pour repérer d’éventuelles forces ennemies. Ils n’avaient découvert par endroit que des corps de mercenaires aux os fracassés. Certains avaient été achevés par les chevaliers d’Aliana ; d’autres tailladés à la gorge, d’autres encore, avaient péri sous leurs tentes, pourfendus par des épées rouillées. En attestaient les enflures étranges de leurs blessures. Des choses rodaient dans la forêt, mais ne donnaient aucun signe de vie. Sans doute était-ce le plus inquiétant. 
   Alors la Chasseresse prit une décision irrévocable : elle monta un campement à la lisière de la vallée embrumée et mystérieuse ; n’envoyant que quelques petits détachements volontaires sur les talons des jeunes apprentis et de Céline. Ce jour là, elle avait repéré une immense empreinte à l’Ouest de la montagne déchirée. 

..........................

 Ce passage se situe vers la moitié du 5ème Tome, que j'ai nommé sommairement les Ombres de la Mort. (134 000 mots*) Pour le moment. C'était une mise en bouche, et de toute manière, le tome 2 n'est même pas encore sortie.
A suivre, un jour ; seul le premier tome de la Danse du Lys a été publié pour le moment. Je vous invite à vous le procurer : tout s'améliore de livre en livre. : ) 

Scripturalement votre.

* je sais, ça commence à faire, je pense qu'il reste aux alentours de 10000 mots à écrire maximum. De toute manière, avec la réécriture, il y aura de la coupe et tout.

dimanche 19 août 2012

Quels sont vos maîtres en pensée, comment es-tu arrivé à écrire de la Fantasy, entre autres, est-ce la première fois que tu publies ?

Voilà les questions que j'ai reçu de la part des éditions Numériklivres, et auxquelles j'ai répondu ; en toute sincérité, avec une plume au coeur.

Quels sont vos maîtres en pensée, comment es-tu arrivé à écrire de la Fantasy, entre autres, est-ce la première fois que tu publies ?
En toute franchise, je n’ai pas réellement de maîtres en pensée. Dans la vie, comme en littérature, je cherche avant tout à cultiver ma singularité, à étancher ma soif créative et surtout, à penser par moi-même. Bien sûr, la lecture et l’écoute d’autrui sont essentielles dans ce processus d’épanouissement mental et personnel. Les idées et les concepts, je les incorpore et je les redéploye sous des formes différentes, propre à ma vision de l’existence et aussi, de la littérature. Ainsi, je ne saurais guère qui vous citer. Pourquoi celui-ci, plutôt que celui-là. (Quoiqu’actuellement, mon maitre à pensée soit celui qui dirige cette interview. : ) )
La fantasy fut le socle de mon évolution scripturale. J’y suis tombé tout jeune, notamment grâce aux livres dont vous êtes le héros et au jeu de plateaux type Héros Quest. J’écrivais déjà de la fantasy en primaire, sans savoir que j’en écrivais. Dans les années 90, en France, on ne séparait pas science fiction et Fantasy dans les rayons des librairies et des grandes surfaces. Ainsi de 13 à 17 ans, j’ai écrit la première quadrilogie de la Danse du Lys, dont le premier tome est paru en format papier en début d’année. Je devrais avoir terminé le cinquième tome bientôt, et attaqué le sixième avant fin 2012 ; le deuxième est chez l’éditeur.
Peu à peu je m’éloigne de la Fantasy traditionnelle qui a marqué ma jeunesse, pour des destinations plus urbaines, quoique vastes. Je développe ainsi mes univers de manière à les rendre plus matures, plus sombres, aussi ; même si celui de la Danse du Lys, Andalénia, est déjà très vaste et puissant.
Et enfin, je passe au numérique avec Lunambre – tout en gardant une lame dans le papier. Pour le moment, il me semble important d’avoir une épée de chaque côté de la ligne ; Vile ne vous dira pas le contraire…

 Lien vers les autres questions :

C'est la question incontournable, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes à nos lecteurs ? 

L'Éminence grise est le premier volet du Monde de Lunambre. Je précise qu'il s'agit d'histoire complète à chaque fois, c'est pour cette raison que nous ne parlons pas de série ou encore de tome. Peux-tu nous en dire plus sur le Monde de Lunambre et situer l'Éminence grise dans ce contexte?

interview réalisée le 8 Juin 2012.

vendredi 17 août 2012

Notes sur Lui et Elle

Avec la mise en ligne de Lui et Elle, j'entame un nouveau périple, dans l'anticipation, la science fiction et le "je". Je pose une question simple, concernant le net, les relations humaines. Jusqu'où pouvons-nous aller dans le virtuel sans nous perdre nous-même en chemin ?

Pour réaliser une telle histoire, il me fallait tout bâtir sur des antagonismes ; l'individualisme ou le collectivisme, le masculin et le féminin ; offrir au moins deux points de vu, tout en intégrant une romance. Réfléchir sur l'idée d'identité. Ce que nous sommes, ce que nous voudrons être, ce que nous ne sommes pas, ce que nous ne souhaitons pas être...

 De là, Lui et Elle n'ont pas de noms au début de l'histoire... L'image de couverture, est une simple forme que j'ai décelée dans une rose. En cherchant un brin, vous y verrez une femme et une homme...

Bonne lecture,
Scripturalement Votre,
G.n.Paradis
Extrait de Lui et Elle.
 
"Ils étaient tous partis. Il suffisait de sortir dans la rue silencieuse, de parcourir quelques kilomètres à l’intérieur de la ville, pour ressentir ce vide absolu, cette absence de sensation indéchiffrable. Personne. Nulle part.

Personne, oui, personne, sauf mo
i."



http://fr.feedbooks.com/userbook/27798/lui-et-elle-partie-1
http://histoiresgnparadis.blogspot.fr/2012/08/lui-et-elle-tome-1.html

mercredi 8 août 2012

Vous avez dit farouche

Qui fuit lorsqu'on l'approche. voici la définition du mot Farouche. Je rédige rarement des scènes de fuite ; à moins que la bête en face de mes héros soit immortelle ou intouchable ; et encore, ce sont des têtes brûlées. 
Dans le tome 3 de la Danse du Lys, Tristan Vivlar et Arinar légion affrontent tout de même un Sbire Noir indestructible. 
Dans le tome 4, ce serait plutôt des confrontations avec des démons. l'occasion de faire connaissance avec de nouveaux personnages et de vous apercevoir que les héros, seuls, ne font pas tout. 
Dans le tome 5 de la Danse du Lys, on assiste à un prodigieux combat entre un maître de l'Envers et un Vivlar ; la famille autour de laquelle gravite l'intrigue de la Danse du Lys.
Le plus dur a été de représenter ce fameux maître ; j'ai repris le mythe de la faucheuse, et j'ai créé à partir de là, une figure innocente, une sorte de faucheuse enfant. Pas farouche ; elle se nomme Thanos ; mort en grec ancien. Il est aussi difficile de rendre originale toutes les scènes de combats ; je suis en train de créer un système d'écriture spéciale pour les tomes suivants. Bien sûr, ce langage sera intégré logiquement à l'histoire. Je gagnerai du temps sur "l'écriture combattive", tout en rendant le tout plus digeste et plus court. Un jour, vous verrez.

Je garderai mon secret jusque là ; ma plume est après tout mon épée ; et l'on ne dévoile pas ses armes à tout le monde, histoire d'avoir toujours un coup d'avance.

N'oubliez pas : Lunambre et la Danse du Lys, sont les reflets de l'un et de l'autre. Dans tous mes récits,  vous trouverez des clins d'oeil, à un autre rédigé précédemment. Je poursuis moi-même une quêtes, après tout ; à travers d'autres mondes et d'autres temps.

Scripturalement Votre,
G.N.Paradis.

ps : le sixième texte de Lunambre avance doucement, mais sûrement...

vendredi 8 juin 2012

Lancement du Monde de Lunambre

 "Prenez garde sur lunambre vos âmes sont l'ambroisie des dieux."


Une porte ouverte sur un autre monde incarne l'idée même d'une vitre brisée : des morceaux éparts, fendus, aussi imbibés de vies que des tronçons de bières acérés. 
  Il en va de même avec une histoire, aussi prompte à la brisure, qu'à l'horreur du temps qui s'incurve sur un sentier ténébreux. Enfin, même la nuit, une légère lueur peut embraser jusqu'aux cieux, à condition qu'orientée dans la bonne direction, elle se réfléchisse sur les bons débris... 
Voilà ce qu’est Lunambre, ce qu’est La Danse du Lys, voilà ce que représente l’écriture en mon cœur, en mon âme.
   Quand on ne possède pas les armes face à l'adversité, on les cherche ailleurs, dans d'autres lieux, dans d'autres temps : là où le tranchant de la volonté brise jusqu'aux chaînes de la destinée, même sur les pas d'un personnage assassin, cheminant sous une lune d'Ambre... Même là où les âmes humaines sont l'ambroisie des dieux.


 Résumé du Ier texte, l'Eminence Grise :
 Île d’Exal, 178ème Lune d’Ambre


Dans un monde gouverné par la folie, Vile s’apprête à œuvrer une dernière fois sous le linceul sombre de l’assassinat. Rien ne l’attend après, sinon un coin de mont perdu, situé sur les terres de son enfance. Encore faudrait-il qu’il mette la main sur ce fameux massacreur fantôme qui terrorise la région. Ce monde doit être sauvé, mais le remède est parfois plus destructeur que le mal…
Vile est un assassin légendaire, un être si puissant, qu’un jour passé, il aurait fait trembler les divinités…
 

Merci de privilégier" l'achat direct" sur :

Numériklivres Le Monde de Lunambre l'Eminence Grise


" Quelle prédestinée existe-t-il, sinon la mort ?"
Vile

lundi 21 mai 2012

De la fureur des mots heureux


   En ce jour, où aux cieux, une petite lune d’ambre s’est épanouie, où l’épée de feu a marbré d’ombres le paravent de mes rêves ; il n’y aura pas de maux. Juste quelques larmes résolues. Si vous cherchez une épine, vous en serez hérissées. 

   Mendier. La Danse du Lys ne mérite pas cela. Ces précommandes pèsent d’autant plus sur mon esprit, que mon histoire est touchée, et que j’ai l’impression de mendier. Le terme est médisant, quoique j’en fus le premier effleuré, et en ma conscience, le tempérament d’un tel mot donnerait envie de ferrailler à un artiste. Soit, voilà le lien de mon bon de souscription, celui du deuxième tome, bien entendu : 


   Et puisqu’on en est là, la patience piétine : attendre le bon vouloir d’autrui déchaine ma plume, histoire, à l’évidence de griller quelques traits d’encre, à défaut de neurones, jusqu’à l’explosion. A force de contenir mon inspiration confuse, ma digestion en est fragilisée ; et je n’ai de cesse de hurler dans le silence de mon âme. 

« Nom d’une termite, tranche ! Joue des fils et des mots, et pourfend les ténébreux empereurs de ta perdition ! » 

   Lyrisme mis à part, le lancement de mes Ebooks débutera bientôt. Le reste, je le laisse entre les fils du destin. Quelques sourires, quelques rires suffiront, et la tranquillité, puisque la communication n’est pas un acte aisé, et que sa revendication devient vite caduque. Une embrasure de ciel bleu, des lunettes de soleil, et une casquette, entre quelques arbres ombreux, ce serait déjà suffisant. Et non, rien de tel, que d’écrire des histoires – et pas seulement pour soi ; mais pour partager avec autrui, avant la fin, avant la mort, le peu d’amour que l’on a au pied du cœur. Le réalisme sociétal, vous l’avez sous les yeux, tous les jours, et franchement, il couvre de chaîne votre imagination. Alors, si vous souhaitez vous évader quelques instants, lisez la Danse du Lys et mes autres textes. Vous n’en direz rien, tout comme le vent, mais au moins, vous en sentirez la pointe. Plus l’âge vient, plus elle devient virulente, sous la lune, cette plume ; et plus mes histoires s’entremêlent sur des sentiers d’univers. 

   Parfois, je préférerais planter des carottes ; rien de plus reposant que de piocher dans le jardin. Enfin, ne rêvez pas trop non plus, même les mottes de terre m’évoquent des univers. Même si tout cela est envahissant, au moins, quelques lueurs de joie embrasent mes sixième et septième sens. La vie est un rêve, et un jour ou l’autre, on se réveille. Allez lire la Roue du Temps ; son auteur n’a pas eu le temps de terminer sa saga de son vivant. Je connaissais déjà la Roue du Temps à l’époque, mais je n’en avais pas encore débuté la lecture. J’ai commencé à le lire quelques semaines à peine après son décès, sans le savoir, saisi par une impulsion, comme si quelqu’un m’avait tapoté l’épaule et indiqué ces livres. Mystérieux, tout cela... Depuis lors, je ne songe plus qu’à ceci : 
« La Danse du Lys devra avoir un point final, tapé de ma main. » (Et accessoirement, je devrai éviter les longueurs.) 

   Mes deux dernières dédicaces se sont bien déroulées, pas au niveau des œufs d’or, mais je remarque toutes ces poussières du quotidien, et je boue de circonspection, de curiosité ou de fureur face à mes semblables. Que les passants arrêtent d’être des ombres, deviennent tangibles et sachent glisser un « non » quelque part. Dire « non », c’est exister. 

G.N.Paradis 

ps : il y a plus de 500 mots dans cet article, à peu près autant que ce que j'écris tous les jours.

mercredi 18 avril 2012

Entre lecture, rébellion, réflexions de société et numérique

   Je surfe énormément sur le net, et je lis aussi énormément sur le net. Je lis aussi des livres palpables, surtout dans les univers de Fantaisy – inventant d’ailleurs un néologisme non revendiqué par les hautes instances académiques de notre pays. Grâce au numérique, je redécouvre des classiques, comme « Les Misérables » de Victor Hugo ou encore « le Rouge et le Noir » de Stendhal, gratuitement.
   Durant toute ma scolarité, je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi on privilégiait des écrivains morts depuis des décennies plutôt que les nouvelles générations, qui elles-aussi, ont des histoires à raconter et des sentiments à partager ; à condition qu’on leur en offre la chance et la possibilité. D’ailleurs, d’un point de vu logique, pourquoi payerai-je pour l’histoire d’un squelette ? Ses os auraient-ils besoin de calcium ? De nourriture ?
Ou alors la littérature d’aujourd’hui ne vaudrait même pas celle du passé ? Un siècle plus tôt, la télévision, le cinéma, les jeux vidéos, internet, n’existaient pas. Une nouvelle époque implique la création de différentes formes littéraires et artistiques. Comment la littérature se transcendera-t-elle dans les décennies à venir ? Comment s’imposera-t-elle au cœur d’un monde d’images, de publicités, de virtualité ? Tout cela est passionnant.
Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Cette phase de métamorphose naturelle s’applique aussi pour les arts.   
Va-t-on donc encourager la poussière plutôt que l’horizon et la terre sous nos pieds ? Au-delà même de ces clivages papier et du numérique, il s’agit d’un enjeu de civilisation : la peur du futur et du changement doit-elle bloquer l’évolution de nos existences et de notre espèce ?

   Le passé est révolu, et non, ce n’était pas mieux avant, ni pire : l’avenir est simplement différent, tout comme la création artistique d’aujourd’hui est différente de celle d’hier. Tant que nous cheminerons en contemplant les fantômes, nous nous immobiliserons au sein d’une boucle temporelle désespérante. Les habitudes ont besoin d’être bousculées pour apporter d’autres visions sociétales, existentielles et d’autres manières d’écrire, de songer à ce monde. Le numérique nous offre cette possibilité d’expression, qu’importe nos origines, notre réseau ou notre degré intégration sociale ou encore, le poids de notre porte monnaie.
   Nous n’avons certes aucun véritable contrôle sur cette jungle virtuelle. Alors, certains encouragent les clivages, accumulent les préjugés, mettent en valeur une vision totalement noire d’internet et du virtuel en général : en conséquence, l’univers numérique des textes en pâtit. 
   Pourtant, à la base, les textes véhiculent des idées, des sensations et des histoires, virtuelles, nées d’un esprit humain, virtuel. Ils retrouvent leur milieu d’origine à travers le numérique. Ils n’incarnent plus seulement l’idéal de la littérature actuelle : centrée sur l’autofiction, le commérage, le poids médiatique des individus ou encore son imitation plus ou moins réussi des anciens... Oh, regardez-le, il s’est inscrit dans une démarche Stendhalienne, Becketienne ou dans la droite lignée des écrivains romantiques du XIX siècles et du courant surréaliste d’André Breton ; il est le descendant scriptural de Jean de la Fontaine, le fils spirituel de Victor Hugo  ou encore, le confesseur de Dostoïevski. (Et encore, je ne parle même pas dans mon domaine de prédilection, la Fantasy.)  
Ah, et cet individu, est-il quelqu’un, finalement ? Ou bien seulement le produit de tout un caveau d’ossements bons marchés ?
 
   Je comprends bien évidemment que la citation de ces écrivains permette aux lecteurs de se positionner par rapport à une œuvre, à un genre et à un courant – sans oublier l’effet marketing et « attrape pigeon » de la dite action. Je réfute l’effet « tiroir-caisse », le passé emboutissant le présent et le futur, la frilosité, la sélection âpre et très sélective, dans le sens social du terme. Néanmoins, je ne cracherai pas ma haine sur l’ancienne chaîne : les deux milieux sont différents, l’un est physique, l’autre virtuel.      Que l’on soit bien clair : je ne médis pas sur la qualité littéraire de ces écrivains très connus et adulés, souvent avec conviction et raison. Je comprends l’importance de ne pas les oublier, de les relire. Simplement, en tant qu’écrivain, je me pose une question existentielle : dois-je me construire en tant qu’homme et écrivain dans ma singularité, ou en tant que le nouveau « un tel » de la décennie ? Rester dans des standards rigides ou m’approprier un lambeau d’avenir, aussi funeste puisse-t-il être ? Et ne serait-ce qu'en profiter un brin de mon vivant ? Je suis certes encore jeune, mais je vous le dis tout net : une fois mort, je n'en aurais plus rien à cirer que mes livres soient lus, vendus, décorés ou entassés dans un coin de poubelles, oubliés... Alors, le discours d'égo sur la postérité, vous pouvez le jeter dans les flammes d'une autre dimension. 
Laissons les morts en paix, intéressons-nous aux vivants. Sans oublier un fait : nous, les écrivains, nous faisons travailler beaucoup de monde : imprimeurs, éditeurs, diffuseurs, correcteurs, traducteurs, libraires, organisateurs de salons du livre (souvent), maquettistes, critiques (aussi quelques fois)...  J'en ai sans doute oublié quelques uns, mais si nous dépassons le stade du texte, cela peut aller bien plus loin.
   En retour, on reçoit une somme de misère, ainsi que cette fameuse phrase : " ah et tu fais quoi d'autres dans la vie." On se sacrifie pour toucher deux pièces de cuivre, on fait travailler des dizaines de personnes, on en passionne quelques unes et on est même pas pris au sérieux. Après, ne vous étonnez pas qu'on passe au numérique. Ce sera notre revanche de la décennie.

  Grâce au numérique, tout à chacun, s’il en a la volonté, a la capacité de construire une œuvre et de la partager, peut-être même de s’épanouir grâce à ses créations, voire de léguer son vécu, ses expériences, à ses descendants. 
   La création artistique elle-même, la vraie, pas celle formatée par le système actuelle, va se diffuser. Les trônes culturels actuels s’effondreront face à cette vivacité créative ; pas en cinq millisecondes, sur des années.    
   Alors oui, nous assisterons à des publications en ligne au goût discutable et nous serons noyés sous une masse sans précédent de navets (et de perles.) Quoique tout cela soit souvent une affaire de subjectivité, de style et de fond. Cependant, à la différence de l’édition actuelle, mercantile, les lecteurs seront aux premières loges pour juger de la teneur d’une œuvre et de ce qu’ils en attendent. Si les auteurs savent s'émanciper , les lecteurs aussi s’émanciperont.
   Les auteurs et les écrivains* ont d’ores et déjà la possibilité de se libérer de certaines de leurs chaînes, à condition qu’ils saisissent cette chance, et soient écrivains d’essence, et pas seulement d’apparence. Il serait dommage d’oublier que les arts dominants actuels débutent toujours avec des mots et des histoires : jeux vidéos, cinéma, (et d’autres formes qui naissent déjà ou sont à naître, etc.), impliquent de la rédaction. La littérature doit dorénavant s’inspirer des avancées technologiques pour se métamorphoser à nouveau.      

   En conclusion, la lecture s’effectue selon son âge et ses attentes, qu’importe le support ou le lieu (virtuel ou non) d’achat ou d'emprunt. Il s’agit avant tout de construire son identité, sa propre imagination et sa liberté mentale à travers les mots, en les lisant, en les partageant ou en les écrivant. Depuis trop longtemps, la Plume est entravée, formatée et cloîtrée dans un marasme moqueur et destructeur.
   La seule liberté est celle de l’esprit et du cœur, pas du corps. Nos sociétés misent tout sur la chair, l’apparence, et une sorte de principe existentielle abusif, sans limite, qui bride nos capacités d’évolution. Nous sommes poussés à devenir quelqu’un d’autre, à vivre à toute vitesse, à sceller un masque sur notre visage, sans prendre le temps de nous construire, pendant que d’autres se cultivent dans une sorte de vérité première unilatérale et entraînent le monde vers des abysses infamantes. 

   Sacrifier le futur au profit du présent ou du passé, c’est réaliser un suicide collectif ; l’ultime indignité que l’humanité s’infligerait envers elle-même. Sacrifier l’expression artistique présente et à venir des citoyens du monde pour réaliser des bénéfices et contrôler les populations, garantir les profits de quelques grands pontifes, me paraît dangereux.

mardi 27 mars 2012

Mon premier salon des auteurs de Meximieux

  Un premier salon se fête, non pas le soir avec des addictions insipides, mais en pleine journée, avec des mots, des rencontres, des passions, du partage et des plumes qui chatoient dans l’obscurité d'une pièce.
   Il s’agissait d’une grande salle des fêtes, arrosée de halos ronds. Des tables, par dizaines, répandues en arc de cercle, des nappes colorées, des fleurs rougeâtres… L’accueil a été chaleureux. Voilà le mot que je retiendrai de ce premier salon, moi, qui ai souvent froid, là, au cœur. Ou qui frémis, bous à l’intérieur, sans pouvoir l’exprimer autrement que via mes histoires.
  J’ai ainsi découvert d’autres facettes de mon travail d’auteur écrivain. Et je me suis déjà attelé à envelopper mes rêves, d’autres rêves… Une première expérience apporte souvent un flot de réponses, et un véritable fleuve de questions ; preuve que ces deux journées ont été épanouissantes. Et puis, être appelé monsieur Paradis m’a beaucoup amusé ; j’ai aussi été ému par la lecture, au ton près, du « Vent de l’Océan », l’hymne d’Adalante.* Quant aux rencontres, j’en garderai un bon souvenir… Et surtout, j’espère bien revoir toutes ces personnes, qui se reconnaîtront, sur d’autres salons.
   Dans cette appréciation, j’ai choisi délibérément d’éviter les zones d’ombres. D’habitude, j’essaie de tracer des deux côtés de la ligne. Je m’y efforce aussi dans mes histoires ; mais franchement, au sein de la réalité, j’espère voir davantage de blanc.
  En conséquence, je retournerais l’année prochaine au salon des auteurs de Meximieux. Les embranchements de la mémoire et des sentiments ramènent souvent aux mêmes endroits. Et puis, lorsqu’on se sent bien quelque part, pourquoi ne pas y revenir ? Parce qu’être écrivain, c’est aussi cela : tracer une voie, de plume et de mots, au milieu des chatoiements ombragés ; marquer quelques pierres de sa présence et de ses histoires ; puis, échanger quelques sourires.
  Je m’arrête sur cette note sentimentale et sincère, qui me ferait presque rougir devant mon écran. La sobriété sensible n’est pas un mal, de temps en temps ; balayer le tapis sombre, aussi. Et le Ciel sait, qu’il y en a, des feuilles mortes !


Rêveusement Votre.


* Royaume phare de la Danse du Lys.

mardi 5 avril 2011

Ténèbres, Grisaille et Lumière partie 1

Parfois, j'élabore des projets qui entretiennent des échos au niveau de mon ensemble scriptural. Je parle là de ce que je nomme mes saga, et mes courtes histoires.  (Sans Nom, La Danse du Lys et un jour ou l'autre Nocturne...)

Tout ce que j'écris, forme une seule et même Histoire réfractée, en une multitude de petits éclats narratifs. Et mes récits se répondent les uns aux autres, du point de vue du style adopté, comme du monde et des personnages. Tout cela s'élabore selon trois principes : Noir, Blanc et Gris. J'ai tout d'abord exploré le côté lumineux, avec la Danse du Lys (et la Rose d'Eden, etc.), où j'ai joué avec les clichés et les archétypes Habituels de la Fantasy, puis la Grisaille, l'entre deux, avec Sans Nom où j'ai inversé certains archétypes et des clichés de la Fantaisy ; et bientôt, enfin sous forme de notes, je vais basculer dans le côté ténébreux avec Nocturne, en me mettant littéralement dans la peau d'un mage noir.

Ainsi donc, j'ai rassemblé des courtes histoires rédigées dans le cadre d'AT divers et variés, et j'ai obtenu une symétrie scripturale avec mes saga.

- L'Ange Gabriel et la Déesse de la Nuit ; Nocturne = Ténèbres
- L'Eminence Grise ; Feu et Sang = grisaille
- La Rose d'Eden ; Le Royaume de l'autre côté des Monts (en cours) = Lumière

Logiquement...

Bref, je reviendrai sans doute sur cela dans d'autres "articles", lorsque les uns et les autres auront vu le jour de manière plus précises et plus concrètes.

En attendant, je vous souhaite une bonne fin de soirée.

"Que les Ombres retournent aux Ombres !"

La bénédiction du soir, :)

dimanche 20 mars 2011

Carnet légendaire vingt et quelque...

Mince, j'ai encore fait une rechute scripturale. J'ai commencé à écrire autre chose ; et rédigé pas loin de 10 000 signes en une petite heure. Le problème, c'est que j'ai besoin de préciser, là, parce que l'histoire s'annonce vaste, et compliquée. J'ai déjà plus de dix pages de notes, et je n'ai fait qu'effleurer l'intrigue. Cette fois-ci, je vais m'échiner à préparer le tout convenablement avant de vraiment me lancer. J'ai déjà une fin en tête, tracé le plan d'un seul continent sur quatre,  esquissé des croquis forts laids de quatre armes et d'une tour.

Le personnage "principal" s'annonce encore torturé, et assez impitoyable, ainsi que d'une sensibilité rare. Etablir un paradoxe pareil au sein d'une même personnalité risque d'être pour le moins difficile. Pas impossible, bien entendu, mais là, il va me falloir développer son passé assez... spécial ; puisqu'au début de l'histoire, il n'est pas à l'endroit où il devrait être. On ne sait pas pourquoi, ni d'où il vient ; je vais devoir dévoiler les éléments de l'intrigue au compte-goutte. Sinon, c'est l'éboulement. Mais j'ai des lieux à gérer sur différentes époques ; et donc, je m'attends déjà à jouer là dessus, évitant ainsi les flash-back par trop expéditifs à mes yeux. Alors, je tâtonne en écrivant pour le moment le tout début.

En fait, j'adore réaliser des plans, même si je ne les suis pas précisément. Par exemple, au sujet de Sans Nom, ce devait être à la base un seul et unique tome, pas trop long, donc qui n'avait pas besoin d'un plan trop précis, ni rigoureux. Or, l'histoire s'était encore révélée immense, malgré mes tentatives de bridage ; voilà en partie, pourquoi, j'ai eu du mal à l'écrire.

Il faut bien comprendre que publier une première oeuvre qui se subdivise en X tomes, quand on est inconnu, c'est quasiment impossible dans ce pays. Les raisons sont multiples :

- Il existe un risque d'échec commercial important pour l'éditeur ;
- Oh non, un inconnu notoire, fuyons !
- L'auteur parviendra-t-il au bout de son projet sans disloquer son clavier avant ?
- Qu'écrit-il ? Si c'est les folies sexuelles de monsieur ou madame un tel* ; ça passerait ; mais là, on est dans de la Fantaisy à la sauce Epée et Sorcellerie (Sword  and Sorcery), où l'on est très loin de la société actuelle qui a tendance à se vautrer dans le superficiel ou les trucs qui rapportent  ;
- préjugé : Fantaisy = gaminerie = inconnue ;  (Mais c'est quoi la Fantaisy ? Question qui tue. Enfin, en ce qui me concerne, elle m'a toujours donné des palpitations... Aujourd'hui, c'est un peu moins le cas...)

Voilà l'origine de mes atermoiements.

Bon, je m'arrête là, bonne fin de Week End.

*Peut-être est-ce pourquoi, on observe une vague de Bit-lit... Des femmes qui couchent avec des démons tout en les traquant sur "Terre"... (Je sais, c'est restrictif, et on pense tout de suite à Buffy...) Bon, je n'ai rien contre le genre, mais c'est souvent écrit à la première personne, et ceux qui ont lu ce blog, savent ce que j'en pense, du "je".

mardi 8 mars 2011

retour x et y sur la Danse du Lys

, Dans eAu sujet de la Danse du Lys ; l'édition avance à une allure d'escargot en vadrouille. Autant préciser que les fauves ralentissent son échappée dans la savane. Bon, après cette métaphore animalière aussi inaboutie qu'un son de vaisselle brisé en pleine représentation théâtrale, il va de soi qu'une petite mise à jour s'impose ; ne serait-ce que parce que ma stratégie de communication laisser à désirer.
Mais encore faudrait-il que j'ai quelque chose à vous dire sur l'enseigne. Et bien, j'ai trouvé une illustratrice ; j'en tais le nom, non pas pour jouer d'un suspens superflus, mais bel et bien parce que ce n'est toujours pas officiel et que je ne voudrais pas couler le bateau avant de l'avoir mis à flot. (Remarquez la pertinence du propos : on passe de la savane à l'océan !)

Sans couverture, pas de bons de souscriptions, et sans ces derniers, pas de livres. Donc à part une correction appuyée faite par moi, il n'y a pas eu de véritable avancement depuis ce fameux mois d'Août où je m'exhibais encore avec pudeur sur ce blog complexé.
Bon, je vous passe les détails, mais il y a beaucoup de X et de Y dans l'équation qui viennent barrer la voie à la réalisation de ce projet. En attendant, je fomente des complots de seconde zone pour faire pencher la balance de mon côté lors de la sortie lointaine de la Danse du Lys. Je n'ai pas encore décidé si je fais quelques folies ou non ; bah, dans vingt ans, il sera trop tard...
Je vous souhaite une bonne soirée. 

question hors série :

En passant, vous en voyez beaucoup des blogs, où le type qui écrit s'adresse directement à vous, chers surfeurs indistincts de la vague virtuelle ?

dimanche 6 février 2011

Carnet légendaire 16

Une nouvelle page blanche s'encre à un rythme désormais plus rapide, notamment au niveau de Sans Nom 2, où j'ai dépassé la barre des 300 000 signes avec un enthousiasme non fin. Les nouveaux personnages se sont ancrés relativement bien. C'est le point de croisière, ça file droit, même si l'histoire est tordue et toujours relativement sombre. 

J'ai fait une petite pause dans les corrections de Sans Nom 1. Elles ont bien avancées, mais je suis parvenu à un stade où j'ai besoin d'un regard extérieur pour les "finaliser". Après, je retravaillerai encore une fois le tout, ( ça sera la cinquième ou sixième fois que je le fais !*) , puis je l'enverrai cette fois-ci, avec bien plus d'espoir qu'il soit sélectionné. Cependant, je ne me suis pas encore décidé où... ni quand.

J'avais envoyé une micro aventure dont vous êtes le héros, Nocturne, j'ai reçu une réponse négative récemment. Au moins, j'ai eu quelques avis ! Bon, avec du recul, je me dis que ça ressemblait plus à un Tutorial, qu'à une véritable aventure ; alors, je vais dépasser ce stade pour mettre en place un projet plus ambitieux. (à tous les points de vue) 

Au sujet de celui qui marche à l'ombre, je recevrai la réponse fin Mai. J'aurais ainsi le temps de terminer  le texte de science fantaisy, que j'avais débuté courant octobre dans le but de le soumettre au même endroit. J'ai cru comprendre qu'on avait le droit de présenter plusieurs histoires, faudra que je vérifie...

Quant aux corrections du premier tome de la Danse du Lys, j'ai comme l'impression qu'elles sont terminées. Mon roman sortira au cours du deuxième semestre 2011. Je n'ai pas de date plus précise. J'ai pris pas mal d'initiatives durant ces derniers mois, l'une d'elle, non des moindres, étant de contacter quelqu'un pour dessiner ma couverture. On verra dans les prochaines semaines si tout cela en impose !

Bien sûr, entre temps, je répertorie des sites et je monte des stratégies, pour être prêt à surgir dans le milieu sans trébucher sur une peau de banane ou pire encore, percuter un passant. Par conséquent, je me documente... Encore et toujours sur le secteur du livre...

Ah, vous avez peut-être remarqué un étrange projet de fantasy surgi du néant, EQT (les initiales du titre), alors, je l'ai écrit (à la main) l'année de mes dix sept ans, peu après avoir terminé la trilogie de la Danse du Lys. L'histoire se déroule d'ailleurs dans le même monde, sur l'île de Panâm, avec un garçon nommé Deran, qui a été élevé par des moines. 

Sa belle petite vie change le jour où une jeune noble est confiée à son tuteur, Frère Delan et qu'il devient son serviteur attitré. Et comme si ça ne suffisait pas, il met la main sur une ancienne relique sacrée ayant appartenu au Paladin Blanc, un être de légende, au service de l'Esprit Originel...

Voilà un début de résumé assez classique et rapide. Je l'améliorerai  EQT , c'estde la fantasy dans le même veine que la Danse du Lys, quoique plus humoristique par certains côtés...

A bientôt.

* J'ai retravaillé entièrement le premier tome de la Danse du lys pas loin de 30 fois ! Comparativement, Sans Nom, ce sera de la petite reprise, peut-être une dizaine de fois...

samedi 4 décembre 2010

Un minuscule compte rendu sur l'antho

   J'ai terminé ma lecture trépidante de l'anthologie et je me suis dit : "quoi, déjà fini ?"  Toutes ces histoires sont complémentaires ; tantôt burlesques, tantôt sinistres, tantôt épiques ; il y en a pour tous les goûts. Certaines cumulent d'ailleurs plusieurs de ces facettes. En même temps, loin d'une fantaisy très traditionnelle, elles possèdent toutes un rapport avec notre époque et le marquent parfois de manière assez subtile. Rêve et Réalité sont entrelacés. Quelques fois, on ne sait plus où commence l'une, ni où se termine l'autre. L'impitoyable Sentence est d'ailleurs très représentative ; surtout qu'elle se situe en fin d'ouvrage !
   Oui, ces textes possèdent toujours au moins deux niveaux de lecture ; quoique certains soient essentiellement divertissants, je songe en particulier à, Pour une Poignée de gueulards, qui est d'ailleurs un de mes préférés ! Il m'a fait pensé à un cartoon, genre Tex Averis. (Bienvenue dans ce monde de fous, fous...) Cette référence ne manque pas de panache(1) ! Certains citeront plutôt les bons vieux western à qui  le titre du texte rend hommage ; je leur laisse ce loisir, c'est tellement évident ! Vous devriez d'ailleurs jeté un coup d'oeil au blog de l'auteur, qui est cité dans ma liste de connaissance, un peu en bas à droite*.  

Bien sûr, je vous invite à parler de l'anthologie autour de vous, voire à en discuter sur les forums ou à contacter les auteurs dont l'histoire vous a particulièrement plu, via leur blog, par exemple. Vous en trouverez quelques uns en cherchant un peu. N'hésitez pas à laisser votre avis sur leur texte, comme sur le mien, à l'occasion ; on ne vous dévorera pas au petit déjeuné. (On attendra au moins midi !)

Bref, achetez l'anthologie ! Je vous rappelle le lien pour le bon de commande : Ici. C'est toujours 5 euros, malgré une petite erreur sur la quatrième de couverture, alors n'hésitez pas.

N'oubliez pas que ce petit livre a été réalisé par des passionnés.

Bonne soirée ! 


 (1) au sens figuré, bien sûr. : )
* c'est bon, je vous donne le lien : là.

lundi 15 novembre 2010

Scriptueur

Nous nous sommes attelés à la correction de la Danse du Lys avec ténacité. Prenant avantage de mon expérience avec l'Unique Offrande de Fleur, je me suis lancé dans la chirurgie scripturale. En une semaine, 213 pages sur 320 ont été, disons, incisées. Votre aimable écrivain s'est métamorphosé en "Scriptueur" impitoyable et perfectionniste. Ce mot a jailli du Tiret d'un des personnages de Non Héros. Il se répandra peut-être à travers la blogosphère des scribouillards avertis. 

Fureur Scripturale On - Description de la technique d'annihilation du "Scriptueur" ; attention passage violent, éloignez les personnes fragiles...

   213 fois, j'ai traqué des fautes de frappes, d'orthographes et de syntaxes sadiques. Emporté par une vilaine fureur, je les ai embrochées d'un coup de clavier, carbonisées d'un œil rougeâtre et jetées dans les oubliettes du néant. Elles filaient sous ma plume depuis bien trop longtemps. Ces maudites virgules invisibles, je les ai gravées d'une touche féroce ; leurs sœurs inutiles, je les ai égorgées sans hésitation. Les lourdeurs vicieuses, qui me jouaient des tours, je les ai attachées à des rochers et noyées dans le Styx. Et face à l'écran, j'ai étranglé des centaines répétitions de mes doigts ensanglantées.

Fureur Scripturale Off - vous pouvez désormais reprendre votre lecture en toute tranquillité.

Reprenant mon souffle dans l'air humide de ce début d'après midi, je me suis calmé, afin de passer mon costume de "scriptueur" dans les meilleures conditions. Je repars donc sur les terrains ombragés de Royaume Correction, et vous laissent à vos occupations habituelles. 

Passez tous une agréables journées.  

mercredi 27 octobre 2010

Les corrections de L'unique offrande de Fleur s'achèvent...

On a récemment terminé la correction de "L'Unique Offrande de Fleur" ! Elle est définitivement validée. J'ai vraiment pu faire évoluer mon texte durant cette collaboration scripturale.

Les fautes d'orthographes, etc, ne posaient pas trop de problèmes ; elles étaient peu nombreuses, juste un tantinet agaçantes. En réalité, j'ai surtout dû préciser certains points et rajouter quelques explications descriptives pour mieux ancrer mon monde féerique à travers  l'histoire. Les commentaires de ma correctrice m'ont orienté de manière à ce que je puisse vraiment réaliser ce travail d'approfondissement éditorial.

C'était vraiment une chouette expérience, qui m'a demandé pas mal d'heures de boulot, mais qui se révélera payante par la suite. M'étant déjà fait les dents sur l'Unique offrande de Fleur, je serais mieux préparer pour la correction de mon roman, 36x plus long que ce court conte. De ce côté, rien de nouveau, mais ça va venir...

Sinon, j'ai reçu un avis au sujet d'un court texte que j'avais envoyé au prix du jeune écrivain en janvier 2010. J'en profite pour les remercier. Il concerne un texte non présent sur ce blog qui se nomme "Celui qui Arpente les Ombres", et que j'ai d'ailleurs adapté en scénario il y a deux ans. L'avis, en dix lignes, concerne d'abord l'invention, ensuite la composition, puis le style et enfin "notre conseil".

La voilà :

Niveau invention : "Votre texte est original et se situe à la lisière du fantastique et du poétique. Visiblement, votre imaginaire est riche."

(   : ) ; ne vous inquiétez pas, c'est mitigé.)

 Niveau composition : "Certains passages de votre texte nous ont semblé hermétiques ; comme celui de la soeur sortant de l'eau ; on ne comprend pas ce que cela apporte."

Niveau style : "Evitez les lourdeurs, les images stéréotypées du genre : les larmes  ruisselaient sur ses joues et ses longs cheveux noirs dissimulaient l'éclat de ses yeux azur. En accumulant les clichés poétiques vous alourdissez votre récit. Passez vous de certains adjectifs, il y en a trop !"

(J'adore ce genre d'images, pourtant  !  ça me permet de décrire le personnage dans l'action, sans en rajouter des tonnes. )

Niveau Conseil :"Essayez de simplifier votre écriture. Enlevez ce qui est inutile. On sens en vous uen grande sensibilité, c'est touchant. Continuez à écrire !"

Bon, c'est encourageant ! Bonne fin de soirée ! 
"Mon histoire ne s'accorde ni à leur monde, ni à leur mode de vie; leurs vies et la mienne ne suivent pas le même chemin. J'ai un bien autre monde en tête, qui porte dans le même coeur son amère douceur et sa peine aimée, le ravissement de son coeur et la douleur de l'attente, la joie de la vie et la tristesse de la mort, la joie de la mort et la tristesse de la vie. En ce monde, laissez moi avoir mon monde, et être damné avec lui ou sauvé avec lui."

Gottfried de Strasbourg

"Quand Ils parlent d'espérances trompées,
De Tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater les coeurs;
leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air des cercles éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang."


Extrait de La Muse, d'Alfred Musset, tiré du recueil les Nuits de Mai